‹ Galanteries XVIIIe siècleChapitre 36 sur 139 · LE PARDON · texte numérisé non relu

LE PARDON

A son voisin, la gentille Isabelle Fut se plaindre de son vieil époux.

Qui, toujours, lui cherchait (juerelle ; Croyez-moi, dit-il, vengez-vous :

Le conseil plut fort à la belle.

Le galant fui choisi pour servir son courroux. A chacjue heure du jour, c'était nouvelle plainte. Notre couple à l'envi signalait sou ardeur ; Mais la colère du vengeur, Ln moins de huit jours fut éteinte.

De tout ou se lasse à la fin.

La belle, que toujours la vengeance aiguillone, Six fois fut se plaindre, un matin ; Oh ! pour le couj). dit le voisin.

Je suis chrétien, je lui pardouue.

{Etrenncs gaillarde-^, 178*2.)

LLS|AMANTS SUHPHIS (Daprès Boucher.)

Le lionhtMir «tes nin.'ttis vous incl on <toul»lo rage Cosse/. «iV-lre JaIoiix. ol vous deviendrez sage.

Estampe allemande. (Chez Johann Michel Metz, graveur, è Augshourg.

PARIS. — Gravure de Marillier, gravée par E. de Ghendt. pour le Jugement de Paris, de M. Imbert. 177-2.

En vain, Pallas fait briller son armure. Junon étale, en vain, son faste et sa grandeur ; Mais d'un air ingénu détachant sa ceinture,

Vénus sourit, ce sourire est vainqueur.

ÉPIGRAMME sur LA CLAIRON

De la fameuse Frétillon A bon marché se va vendre le médaillon :

Mais à quelqu.e pri^ qu'on le donne.

Fut-ce pour douze sois, fut-ce même pour un. On ne pourra jamais le rendre aussi commun,

Que le fut toujours sa personne.

(Epigramme composée alors que Garrick fit frapper une médaille sur la Clairon.)

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