MAITRESSES DE PENSIONS
AU XVIU SIECLE
Histoire de Mme Lallemand
On sait quo tous les pensioanaires de liouiie Sellier étaient ses maris. 11 semblait que cette convention entrât dans les charges de la pension, et qu'elle se fût obligée à satisfaire tous nos besoins. l'A des benêts de voyageurs, qui nont vu qu une maison dans chaque horde sauvage, viennent nous donner ce (|u ils ont aperçu, pour les nuburs générales ! C'est comme si j allais dire aux étrangers, et même aux nationaux : A Paris, il est de règle que les Iwmtnes qui se mettent en pension dans une maison, fussent-ils trente, aient fous droit au,r faveurs de leur hôtesse... Je serais cependant encore mieux fondé (juc certains voyageurs; car j'ai vu sur ce ton, non seulement Bonne Sellier, mais .M""' Lallemand ; une dame Detnis, autre hôtesse d'imprimeurs, et dans celle dciiiière maison la mèie et deux: grandes lilles, assez jolies, étaient le plastron de tout le pensionnat... J'ai vu depuis (en 17(38) la mèn>e cijose dans la Cour (lAlbrel, en haut de la rue des Carmes, chez une hôtesse d'étudiants en droit et en médecine. Klles étaient quatre femmes : l'aïeule, la mère et deux filles. La grand'mère était encore ragoûtante, parce (pi'elle était d'un beau sang; la mère, veuve depuis l(in^tein|)s. était une belle femme ; la fille aînée était une jeune personne charmante, d'environ 1!) ans. et Madelon, la cadette, un tendron de 1'. à 1"). La grand'mère avait les nouveaux débarqués, l'uviron les (piinze premiers jours : telle était la règle entre ces quatre femrijes; c'était donc la grand'mère qui, ces (piin/.e jtremiers jouis, venait faire votie lit. pendiinl que vous y elle/, et vous agaçait si bien que ses beaux restes vous tenlaienl. On avait grand appétit! lue gorge blanche... une jand»e bien faite, mcmtrc'e jus- (pi'an geiinu, en se baissant, une croupe charnue, voluptueuse, lubricpiemeiit agitée... Knsuite. (piand les hôtesses voyaient que vous deveniez un peu an fiiit de I;i m;iison. la mère venait faire votre i handjre. \ ous l'aviez quelque temps, et c était la manière d'agir
GALANTERIES XVIlr SIECLE
avec elle qui décidait si vous auriez les filles : un Trupelu n'avait que l'aïeule, qui en préservait la mère ; celle-ci préservait la fille