‹ Galatée; pastorale imitée de CervantesChapitre 10 sur 30 · LIVRE m · texte numérisé non relu

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leinc. Panenus à In porte de l'hermitage, ils la trouvèrent ouverte; ils regardent, et ne voient personne dans la cellule.

Inquiets de ne pas trouver l'hermite, ils alloient l'appeller, et parcourir la montagne. Le prudent Tircis les arrête :

Fabian, leur dit-il, est sûrement près d'ici, mais ce malheureux ami, qui n'espère plus vous voir, qui vous pleure sans cesse, va mourir de sa joie, si vous vous offrez tout d'un coup à lui. Ménagez-le, contenez vos transports, et trouvons un moyen de préparer son ame à un plaisir qu'elle ne souticndroît pas. Tout le monde approuve l'avis de Tircis : on décide qu'il faut envoyer les bergers audevant de Fabian, pour lui annoncer avec précaution les tendres amis qu'il va revoir.

Pendant que l'on se consultoit. Blanche consîdéroit à la clarté de la lune l'intérieur d-'la cellule. Une natte de jonc, une escabelle, un crucifia de buis, c'é- H 3 luicnt

toient tous les meubles de Fabian : Blanche les examine long-temps, puis elle va se mettre à genoux devant le crucifix, et rem( icie tout bas le ciel de l'avoir conduite dans cet hermitage.

Timbrio tt les bergers la regardoient avec aticndrissement, lorsque des soupirs et des plaintes leur apprennent que Fabian nVst pas loin. Tout le monde s'approche : on apperçoit l'bermite sous un olivier sauvage, à genoux sur un quartier de roc, les bras tendus vers le ciel. A cette vue les deux sœurs et Timbrio veulent se précipiter dans ses bras j Tircis ne peut les retenir : mais Fabian commence sa prière, et to^us s'arrêtent pour l'entendre. Nisida et Timbrio restent les bras tendus : Blanche, respirant à peine, avance sa tête par dessus leurs épaules, et essuie à chaque instant les pleurs qui l'empêchoient de bien voir son ami.

Q mon Dieu ! disoit Fabian, être su-

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