‹ Galatée; pastorale imitée de CervantesChapitre 9 sur 30 · LIVRE m. $y · texte numérisé non relu

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vec des bergers. Quelle différence de Tofre heureux sort à celui des habitans des villes! la nature vous donne pour rien tous le.< plaisirs dont nous achetons l'image: l'oisiveté avance nos jours ; le travail prolonge les vôtres : l'ennui, le tnensonge, la gêne, voilà notre vie ; It joie, la franchise, la liberté, voilà la vôtre. Ah ! dès demain je me fais berger, si Nisida veut devenir bergère.

Au nom de Nisida, Elicio regarda les deux dames avec un air de surprise et d'intérêt qui fut remarqué du cavalier.

Pardonnez, lui dit Elicio, si le nom de Nibida me fait une impression si vive j il n'y a pas long-temps qu'un de nos amis versoit bien des larmes en nous parlant de Nisida. Avez-vous, reprit l'inconnu, quelque bergère qui s'apprlle ainsi ? — Non. Celle dont il étoit question n'est pas bergère : elle n'est pas jmême de ces contrées j Naples est sa patrie. — Xaples ! ... Eh ! comment s» ez-vous ? . . , H 2

—Je vous rcx|)li(}uctai : dites-moi d'nbord si vous ne vous nppellcz pas Timbrio, ' t si cette jeune personne n'est pas Blanche, sœur cadette de Nibida.— Vous avez dit leurs noms. — Ah! Fabian, quel jour heureux pour toi !— - Vous connoissez Fabian ? — Est-il ici ?

«'écria Blanche ; et sa pâleur fut à l'instant effacée par le plus vif incarnat.

Oui, lui dit Elicio, il est ici 3 et le chagrin de vous avoir perdus alloit terminer une vie qu'il a consacrée à la pénitence. Fabian est hermite : son hermi' tage n'est pas loin. Courons l'embrasser, s'écria Timbrio. Blanche étoit debout, et marchoit déjà sans savoir le chemin qu'il falloit prendre. Nisida s'appuie sur le bras de son amant ; et Tircis, Damon et Eiicio les guident vers l'hermitage.

Il étoit presque nuit quand ils arrivèrent 3u pied de la colline. Timbrio, Nisida, et sur -tout, la jeune Blanche, montèrent le leniier sans reprendre ha-

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