‹ Galerie d'orinauxChapitre 50 sur 72 · DEUXIÈME VOITURE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME VOITURE

LES DEUX FILS PÉRINET, M. PALMA , M. BOUDARD, leurs o>cles.

M. BOUDARD. — Vous n'avcz pas deux pièces de dix sous, monsieur Palma?

M. PALMA. — Je vais voir... Oui, les voici.

M. BOUDARD. — Ça n'a pas de nom; nous tenir près de quatre heures à cette église !

M. PALMA. — Le curé n'était pas arrivé.

M. BOUDARD. — Il était pourtant prévenu depuis liier.

M. PALMA. — Ces messieurs ne sont pas toujours très-exacts.

M. BOUDARD. — G'cst comuic Ic vicuirc : avoir

fait la mine au moment île monter en voilure! Que voulait-il ilonc île plus?

M. PALMA.— Voyons, Eugène, du courage, mon ami! liens, respire un peu le flacon de ta maman. (Les deux jeunes gens fondent en larmes.)

M. BoiDiRi). — Il faut se faire une raison... Quand il n'y a plus de remède.

M. PALMi. — Jaime mieux les voir pleurer, ça les soulai-'e.

M. DDininu. — Ce ne sont pas îles enfanis.

M. pvLMA. — Ce sont des enfants qui oui perdu leur père, monsieur Boudard.

M. BoiDARD. — Comme vous voudrez, monsieur Palma, comme vous voudrez.

TnOISÙME VOITlRt:.

M. POIUE.VU, M. LANÛY, M. PRÊCHEUR, M. .WERE.

M. poiRF.At. — Oui, certes, la place Louis XV est une jolie place.

M. AVERK. — Jolie, oui, mais colificliel.

M. LA>oY. — Ils l'ont gàléc.

M. PRKCMKiR. — Je l'aimais cent fois mieux auparavant quand il n'y avait rien du tout.

M. roiRKAi. — Mais c'était un cloaque!

iU GALERIE D ORIGINAUX.

M. AVERE. — La première fois que j'y suis allé , j'ai demandé si les candélai^res n'élaient pas en chocolat.

M. PRÊCHEUR. — Et ces fonlaincs qui inondent les passants?

M. AVÉRÉ. — Quand elles ont de Teau,

M. PRÊCHEUR. — Il faut voir ces trottoirs, les jours de verglas.

M. POIREAU. — Moi, je trouve cette place magnifique.

M. LA?iOY. — Je trouve qu'il y manque une pendule.

M. AVÉRÉ. — Et cette grande borne qui a coûté des millions; que fait-elle là?

M. PRÊCHEUR. — Et ces cffronlées statues, accroupies sur leurs pavillons, esl-ce bien ragoûtant à voir?

M. POIREAU. — Allons, messieurs, vous êtes difficiles à contenter.

M. AVÉRÉ. — Ce n'est pas ma faute si nous vivons dans un siècle de petits hommes et de petites choses.

M. liANOY. — Parce qu'on ne fait rien convenablement.

M. PRÊCHEUR. — Parce qu'on ne fera jamais rien de mieux que ce qui était.

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