‹ Galerie de la maison des RomanoffChapitre 19 sur 49 · L’EMPEREUR PIERRE III · texte numérisé non relu

L’EMPEREUR PIERRE III

L’Empereur est représenté debout dans son camp. Il porte l’uniforme du régiment Préobrajensky vert, à revers rouges et orné de brandebourgs d’or, le hausse-col, un gilet jaune sur lequel on voit le cordon de l’ordre de Saint André, des culottes de cuir et des bottes fortes. L’écharpe et la dragonne sont d’or, le fourreau de l’épée, de cuir brun. La tête de Pierre III est couverte d’un chapeau tricorne avec un galon d’or, une cocarde blanche et un plumage de la même couleur. Dans la main droite l’Em-

pereur tient un bâton de commandement enrichi de diamants, sa gauche gantée, tient le gant de la main droite et s’appuie sur la garde de l’épée. A droite, un tabouret sur lequel un coussin de velours rouge récouvert du manteau impérial, doublé d’hermine, supporte le casque impérial, d’acier, ceint d’une couronne de lauriers, orné d’un aigle biceps en or et garni de plumes d’autruche. Au pied du tabouret, on voit une cuirasse, des brassards, un bouclier orné d’une tête de méduse, un glaive, des timbales, une trompette etc. Au fond, des vaisseaux sur la mer.

Permis par la Censure le 14 Juin 1864.

Императоръ Петръ III. — L’empereur Pierre III.

L’IMPÉRATRICE CATHERINE IL

Après le règne de Pierre -le- Grand, le plus glorieux pour la Russie était celui de Catherine IL

Quelque temps après son avènement au trône, l’Impératrice se rendit à Moscou, où elle fut couronnée le 22 septembre 1762 et où elle confirma le traité de paix conclu avec Frédéric-le- Grand.

Les désordres en Pologne où il y avait autant de partis qu’il y avait de grands seigneurs, tous plus ou moins vendus aux étrangers et sacrifiant les intérêts de la patrie à leurs avan-

tages particuliers*), permirent à Catherine II de reprendre successivement les anciennes provinces russes, nommément la Lithuanie, la Russie blanche, la Volhynie et la Podolie, enlevées par les Polonais à une époque où la puissance de la Russie n’était pas encore développée. Enfin, la convention de Targowicz menaçant aussi les provinces qui venaient d’être restituées à la Russie, obligea l’Impératrice de penser à un troisième partage de la Pologne, dans lequel lui échut la partie orientale de l’ancien royaume.

Les guerres avec la Turquie étaient les plus glorieuses. Par le traité de Koutchouk Kaïnardji, la Sublime Porte renonça en faveur de la Russie, au pays entre le Boug et le Dniepr, en abandonnant sa souverainité sur le Khan de la Crimée et par celui de Jassy, le Sultan céda à lTmpératrice Oczakoff et tout le district entre le Dniepr et le Dniester.

*) V. l’histoire de la Pologne par Lelewel (Lôllhôfel.)

Une guerre avec Gustave III de Suède, trahi par sa propre noblesse, était sans conséquences.

L’Impératrice joignit aussi la Crimée, cédée par le dernier Khan Shahin- Ghiréi; le prince Heraclius de la Géorgie, tsar de la Cartalinie et de la Cachétie, reconnut la souverainité de Catherine et une année avant sa mort, la Courlande se soumit à la Russie.

Catherine II était la mère de son peuple, elle donna des lois excellentes et convoqua à Moscou, des députés de toutes les classes, auxquels elle communiqua le projet d’un nouveau code. Pour mieux connaître son vaste empire, l’Impératrice entreprit plusieurs voyages en laissant dans toutes les villes q’uelle visita, des souvenirs de sa bienveillance. L’administration de la Russie du temps de Catherine était exemplaire. La souveraine se rappelait du grand principe d’enrichir son peuple, car plus le peuple est à son aise, plus l’état trouve les moyens dont il a besoin. Elle amplifia donc les institutions

de crédit, modifia les impôts, créa un magistrat de commerce à Saint-Pétersbourg, appela en Russie des nombreux colons allemands qui donnèrent un nouvel élan à l’agriculture et pour lesquels une chancellerie de tutelle fut instituée. La fondation des maisons des enfants trouvés à Moscou et à Saint-Pétersbourg, de l’Institut de Smolna pour l’éducation de jeunes filles, la réforme du Sénat et des collèges impériaux, sont également des preuves de la sollicitude de l’Impératrice. Elle connaissait spécialement, non seulement les chefs supérieurs des diverses administrations, mais aussi beaucoup de chefs de bureaux qui ne furent pas nommés avant que l’Impératrice les eut vus, en s’assurant de leur capacité pour les affaires et elle tira elle-même d’une position obscure plusieurs personnes de talent qui rendirent des grands services à l’état.

Cette grande souveraine mourut d’un coup d’apoplexie, le 6 novembre 1796. Elle est en-

terrée à la cathédrale des apôtres Pierre et Paul, de la forteresse de Saint-Pétersbourg.

Sur notre tableau, Catherine II est représentée debout et vêtue d’une robe de damas blanc, ornée de dentelles, avec un panier démesuré. Elle porte dans ses cheveux poudrés, une petite couronne en diamants et l’étoile avec le cordon, de l’ordre de Saint André et montre avec un éventail qu’elle tient dans la main gauche, la grande couronne Impériale, le sceptre et le globe, placés sur un coussin de drap d’or et reposant sur une table de marbre. A gauche, dans une glace, on voit le profil de l’Impératrice. Au fond, une salle de marbre.

Императрица Екатерина IL — L;Impératrice Catherine IL

L’IMPÉRATRICE CATHERINE II

L’Impératrice est peinte debout dans une salle de marbre, ornée d’une statue de la Force. Elle porte une robe de satin blanc, une moldave violet brodée en argent et le manteau Impérial, retenu au -moyen d’une agraffe en pierreries. Dans les cheveux poudrés de Catherine brille une couronne de diamants; elle est ornée des insignes et des cordons des ordres de Saint André, de Saint George et de Saint Wladimir et tient le sceptre dans la main droite.

Derrière elle, on voit le trône supporté par des lions dorés et sur une table de marbre, un coussin de brocart d’or avec la couronne et le globe de l’Empire.

A droite, sur une table de marbre, orné d’un basrelief offrant le buste lauré de Pierrele-Grand, les livres des lois données par Catherine IL

Ce magnifique tableau, peint par le professeur Lampi, en 1793*), se trouve dans la salle de Renaissance, de l’ancien Ermitage.

*) Jean Baptiste chevalier de Lampi, ne' en 1751, à Romano, non loin de Trieste, et e'iève de son père Mathieu et de Konig, se rendit à St. Pétersbourg à la fin de 1791, où il fit les portraits de l’Impératrice Catherine П, de l’Empereur Paul I, de rimpëratrice Marie Fe'odorowna et de plusieurs Grands Ducs et Grandes Duchesses. Il retourna à Vienne en 1798, où il mourut en 1830

Императрица Екатерина IL — L;Impératrice Catherine П.

L’IMPÉRATRICE CATHERINE II

Buste en uniforme du régiment des hussards serbes, rouge avec broderies en or. Sur la poitrine de l’Impératrice brillent les étoiles des ordres de Saint André, de Saint George et de Saint Wladimir. La cravatte est en dentelles et le colpak en castor avec le bout de drap rouge.

Императрица Екатерина IL — L'Impératrice Catherine IL

L’IMPERATRICE CATHERINE II

Buste de PJmpératrice dans un âge avancé et en costume russe, consistant en une pelisse de zibeline, recouverte de satin rose et une robe de satin blanc ornée de trois brandebourgs d’or avec boutons de diamants. Catherine II porte un superbe collier de perles, un kokochnik également enrichi de perles, un voile et des boucles d’oreilles en perles.

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