‹ Galerie des contemporainsChapitre 17 sur 29 · H. DE PÊNE · texte numérisé non relu

H. DE PÊNE

nom de guerre. Mais cela ressemble à la Galathée de Virgile qui s’enfuit derrière les saules en désirant d’abord d’être vue.

Né, en 1820, à Nantes, d’une famille honorable, M. H. de Pêne est entré dans la littérature sur la fin de 1848, au moment où MM. Alfred Nettement et A. de Calonne fondaient X Opinion publique. Il faisait la critique d’art dans ce journal. Un peu plus tard il a fourni quelques articles à la Revue contemporaine , qui avait alors des allures d’opposition. Le Nord , feuille belge à tendances moscovites très-marquées, a accepté sa collaboration comme chroniqueur ; c'est là qu’il a commencé à mettre en relief le pseudonyme de Nemo.

Travaillant de concert à la Mode nouvelle et au Figaro , il avait, il y a quatre ans, mêlé à un article d’ Échos de Paris quelques détails sur des incidents de la vie militaire en province. Provoqué à raison de cette publication par des officiers de l’armée, il s’est battu avec l’un d’eux, dans le bois du Vésinet, et a été grièvement blessé. Ce duel, qui s’était accompli au milieu de circonstances exceptionnelles, a causé dans le pays entier

une très-grande sensation. La situation du journaliste blessé avait éveillé un nombre considérable de sympathies. Après une convalescence de près de six mois, M. H. de Pêne est revenu à la vie, et a eu, par le fait, la réputation d’un des hommes du jour.

Toujours chroniqueur des journaux belges, M. H. de Pêne compose de nombreuses et intéressantes correspondances pour le Nord , pour Y Indépendance et pour d’autres journaux. Il est chargé de rendre compte du mouvement de l’art dramatique dans la Revue européenne.

Page 1