‹ Galerie des grands écrivains françaisChapitre 28 sur 29 · L'ouvrage qu*il avait entrepris sur le ChristUuiiime · texte numérisé non relu

L'ouvrage qu*il avait entrepris sur le ChristUuiiime

ouvrage à ce sujet. C'est dans la 7' partie où, après avoir passé en revue les tombeaux chez tous les peuples anciens et modernes, j'arrive aux tombeaux chrétiens ; je parle de cette fausse sagesse qui fit transporter les cendres de nos pères hors de l'enceinte des villes, sous je ne sais quel prétexte de santé. Je dis : « Un peuple est parvenu au moment de sa dissolution, etc. b

Il cite en cet endroit tout un morceau de son livre; il pourrait être curieux de comparer cette première version avec le texte imprimé dans le Génie du Christianisme (A* partie, liv. II, au chapitre des Tombeaux chrétiens) : on y verrait au net de quel genre de conseils et de corrections l'auteur fut redevable à ses amis de Paris; mais cela nous détournerait de notre but. Et après cette première citation :

ff Dans un autre endroit, continue Chateaubriand, je peins ainsi les Tombeaux do Saint-Denis avant leur destruction : « On frissonne en voyant ces vastes ruines où sont « môlées également la grandeur et la petitesse, les mémoires fameuses et les mémoires cr ignorées, elc. »

Je supprime encore ce second morceau, inséré à la suite du premier, et qui prêterait aux mêmes observations comparatives; mais je vais donner toute la fin de la lettre avec son détail mélangé, afin que le lecteur en reçoive l'impression entière, telle qu'elle ressort dans son désordre et son abandon :

a Je n'ai pas besoin de vous dire qu'auprès de ces couleurs sombres on trouve do riantes sépultures telles que nos cimetières de campagne, les tombeaux chez les sauvages de l'Amérique (où se trouve le tombeau dans l* arbre) ^ etc. Je vous avais mal cité le titre de l'ouvrage, le voici : Des Beautés poétiques et morales de la religion chrétienne^ et de sa Supériorité sur tous les autres cultes de la terre. Il formera deux volumes in-8% 350 pages chacun.

« Mais, mon cher ami, ce n'est pas de moi, c'est de vous que je devrais vous entretenir. Travaillez- vous à la G. S.^7 Vous parlez de talents; que sont les nôtres auprès de ceux que vous possédez? Comment persécute-t-on un homme tel que voust Les misérables! Mais enGn ils ont bien renié le Dieu qui a fait le ciel et la terre, pourquoi ne renieraient-ils pas les hommes en qui ils voient reluire, comme en vous, les plus beaux attributs de cet Être puissant? Tâchez de me rendre service touchant l'ouvrage en question, mais, au nom du Ciel, ne vous exposez pas ! Veillez aux papiers, publics lorsqu'il paraîtra * : écrivez -moi souvent. Voici l'adresse à employer : à Mon-

i, La Grèce sauvée, pofime de Foataaes.

Page 1