A. VAN DE VELDE
PAYSAGE
|§rès d'un rocher bornant la vue, à gauche, et portant ombre sur le premier plan, un cavalier en habit rouge, sur un cheval brun et blanc, et tenant un mousquet posé en travers sur le garrot de sa monture ; à ses côtés marche un piqueur en longue jaquette bleue, coiffé d'un feutre gris , portant un épieu sur l'épaule droite et ayant un chien à ses côtés. A un plan plus éloigné, du même côté, un paysan s'éloigne portant une hotte sur le dos. Les personnages du premier plan, marchant vers le spectateur, suivent un chemin qui longe une petite rivière bordée de buissons et d'arbres. De l'autre côté de la rivière, un piéton gravissant un sentier, et, plus loin, près d'un rocher, un cavalier en manteau rouge, près duquel est un paysan. Du même côté (à droite), de grandes masses de rochers jaunes mêlés à des bouquets d'arbres. Au fond, vers la gauche, une nappe d'eau
tombant dans la rivière, qu'elle alimente ; au delà, une chaîne de montagnes. Sur le rocher du premier plan, à gauche, les initiales :
Bois. Hauteur om28 — Largeur om34.
Collection van Nagell van Ampsen. Amsterdam, i85i.
La vue est prise en automne, au coucher du soleil ; tout le paysage est inondé de lumière dorée. La peinture est à la fois très-chaude et très-fine, ce qui est rare, car les tonalités jaunes ont une tendance à s'alourdir. L'ombre du premier plan est une des nombreuses applications que faisaient les paysagistes d'autrefois de la théorie des repoussoirs, que Jean Hackaert a généralement pratiquée. C'est dans la partie en plein soleil du second plan qu'Adrien van de Velde a placé les charmantes figures qui ajoutent tant de valeur à l'œuvre du paysagiste. Hackaert, qui n'excellait pas dans l'exécution de la figure, recourait habituellement à d'autres maîtres pour étoffer ses paysages , suivant l'expression consacrée : ses collaborateurs habituels ont été Adrien van de Velde et Lingelbach.