‹ Galerie du Vte du Bus de GisigniesChapitre 84 sur 88 · OS · texte numérisé non relu

OS

l'iiotcity pie.

J. RIaes, Anvers.

ORTRAIT D tlOMME.

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vos

(CORNEILLE DE

Né à Hulst vers en 1 585 ; mort en i65i

PORTRAIT D'HOMME

/ir%i&àWS^ l est assis dans un fauteuil, tourné vers la droite, la tête presque de face : teint pâle, le visage empreint de douceur et de bonté; cheveux châtain foncé; moustaches et petite barbe châtain clair; entièrement vêtu de noir, pourpoint en velours moucheté, haut-de-chausses et manteau; une large collerette tuyautée isolant la tête. Tout en fixant le spectateur, il tient des deux mains devant lui un parchemin en forme de charte ou de diplôme, muni d'un sceau, au bas duquel est la signature Roose. Fond d'architecture; à droite, une colonne.

Le personnage dont l'effigie a été reproduite par Corneille de Vos dans ce beau portrait est Jean Roose, seigneur de Martinsart, qui fut bourgmestre d'Anvers dans les années 1634, i635, 1637, i63g et 1640. Jean Roose était le frère aîné du président Roose, dont le portrait a été décrit plus -haut (page 44). Il mourut en 1641, et fut enterré, à Anvers, dans l'église Saint - Jacques. Un monument lui fut élevé par les soins de sa femme et de ses enfants. Ce

monument, exécuté par Artus Quellin le jeune, est en marbre noir et blanc ; il est entouré de figures d'anges ; au centre se trouve une longue inscription commémorative. Il est intéressant de rencontrer dans la même collection les portraits des deux frères Roose, et de pouvoir les comparer au point de vue des indices que donne la physionomie pour le caractère des personnages. Autant qu'il soit possible de mettre en parallèle deux portraits dont l'un est de profil et l'autre de face, il y a une certaine analogie dans le dessin des traits; mais l'expression dénote des tempéraments tout différents. Autant le visage du président Roose est sévère, dur même, autant celui de Henri, le bourgmestre d'Anvers, respire la douceur et la bonté. Le premier apparaît comme un homme supérieur : on ne douterait pas de sa haute intelligence, lors même qu'on ignorerait quel rôle considérable il a joué ; mais on sent que le second a dû être plus sympathique et meilleur, au fond. Le caractère du modèle s'accorde avec l'excellence de la peinture pour attirer et retenir longtemps le spectateur.

Toile. Hauteur \moj — Largeur om84.

CoRNEfLLE DE Vos.

Phototypie,

J Ma «s, Anvers.

ORTRAIT.

vos

(CORNEILLE DE

PORTRAIT DE FEMME

I eune femme assise dans un fauteuil semblable à %% celui qu'on voit dans le portrait d'homme précéf||s demment décrit : visage souriant , chairs fines et l)A transparentes légèrement colorées; de beaux yeux bruns; cheveux châtain foncé relevés; au sommet de la tête, une tresse mêlée de ganses d'or ; une épingle à laquelle pend une perle fine dans la coiffure, du côté gauche ; boucles d'oreilles en perles Grande fraise tuyautée à bouts de dentelle ; corsage noir en damas, dont le devant est orné de broderies et de boutons d'or ; jupe noire, manchettes de dentelle ; bracelets en or avec camées ; des bagues aux deux indicateurs; une main sur ses genoux, l'autre posée sur le bras du fauteuil. A la droite du personnage est une table où sont

— *94 — placés deux livres, dont l'un porte sur la tranche la signature de l'artiste et la date :

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Toile. Hauteur im07 — Largeur om84.

Collection du marquis du Blaisel ; Paris, 1870 (avec le précédent). — Delà même collection vient le superbe tableau du Musée de Bruxelles où Corneille de Vos s'est représenté avec sa femme et ses enfants.

Cette femme si belle et si charmante est Anne-Frederick van der Bouchorst, épouse de Jean Roose. Elle fut inhumée dans le tombeau où reposaient les restes de son mari , et que surmonte encore le monument sculpté par Artus Quellin. Corneille de Vos avait trentesept ans lorsqu'il exécuta les portraits de Jean Roose et de sa femme; il était dans toute la force de l'âge et du talent. La peinture du portrait de femme est d'une qualité exquise, supérieure encore à celle du portrait d'homme, comparable aux plus belles productions de van Dyck. En voyant cette belle œuvre, on est tout disposé à accepter la tradition d'après laquelle Rubens, ne pouvant pas répondre à toutes les demandes de portraits dont il était assailli, renvoyait souvent les solliciteurs à Corneille de Vos, comme à un autre lui-même.

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