LES LENDEMAINS
Philis , plus avare que tendre , Ne gagnant rien à refuser , Un jour exigea de Silvandre Trente moutons pour un baiser.
Le lendemain seconde affaire , Pour le berger le troc fut bon ; Il exigea de la bergère Trente baisers pour un mouton.
Le lendemain, Philis, plus tendre, Craignant de moins plaire au berger, Fut trop heureuse de lui rendre Tous les moutons pour un baiser.
Le lendemain , Philis , moins sage , Voulut donner moutons et chien, Pour un baiser que le volage A Lisette donna pour rien.