‹ Galerie française. Volume 10Chapitre 10 sur 11 · PRÉDICATEURS, THÉOLOGIENS, PHILOSOPHES, ÉRUDITS · texte numérisé non relu

PRÉDICATEURS, THÉOLOGIENS, PHILOSOPHES, ÉRUDITS

Bougeant (1690-1743).

Historien et littérateur, Guillaume-Hyacinthe Bougeant, natif de Quimper, entra de bonne heure chez les jésuites et professa successivement les humanités et l'éloquence dans plusieurs de leurs collèges.

Un petit ouvrage qu'il publia en 17:59: Amusement ■philosophique sur le langage des bêtes, badinage tiré d'une fable indienne, le fit exiler par ses supérieurs à leur maison de La Flèche. Il s'y livra à des recherches qui ont rendu son nom recommandable. Son Histoire des (/uerres et des négociations qui précédèrent le traité de Westphalie (1727, 2 vol. ïn-12), et son Histoire du traité de Westphalie (1744, 3 vol. in-4°), sont de bons livres encore justement estimés.

Le P. André (1673-1764).

Enfant de Châteaulin, Yves-Marie André, père jésuite, doit sa réputation à son Essai sur le beau qui fut mis presque en naissant au nombre des ouvrages classiques.

L'imilation de la nalure, voilà le grand point auquel il faut tendre. Le P. André développe ce principe avec un ordre, un discernement, une clarté qui ne laisse rien à désirer.

Aucun genre de littérature n'était étranger au Père André : il était bon prédicateur et tournait agréablement les vers. 11 avait de plus toutes les qualités de caractère et de cœur qui rendent un homme aimable et estimable.

Doni Morice (1693-1750).

Dom Pierre-Hyacinthe Morice de Beaubois, bénédictin de Saint-Maur et érudit français, né à Quimperlé, ayant embrassé à vingt ans la vie religieuse, fut appelé

FINISTERE

à Paris en 1731 pour travailler à la généalogie de la maison de Rohan. 11 reçut du cardinal de Rohan une pension de 800 livres, et à la demande des États de Bretagne, il entreprit une nouvelle histoire de celte province. . Les ouvrages de dom Morice, fruit de savantes et laborieuses recherches, jouissent parmi le monde des érudits d'une légitime autorité.

Le Gonidec de Kerdaniel (1775-1838). •

Né au Conquet, Le Gonidec était d'une famille noble de l'évêché de Tréguier, dont un représentant fut écuyer de Duguesclin en 1371 et qui portait pour armes : D'argent à trois bandes d'azur et pour devise : Soûl Doué! (h la vojonté de Dieu!) Son grand-père soutint à Fontenoy la réputation de bravoure héréditaire de la famille et mourut en 1767, doyen de la noblesse de Bretagne, brigadier des armées du roi et gouverneur de Brest.

Il venait d'achever ses études, au collège de Tréguier en octobre 1793, quand i| fut jeté dans les prisons de Carhaix avec la famille de Kersauson jusqu'au mois de mars 1795. A sa sortie, Le Gonidec, qui était orphelin et sans fortune, trouva un asile au manoir de Kervéatoux, près de Saint-Renan, chez M. de Lesguern. C'est pendant son séjour à Kervéaloux qu'il commença ses études philologiques. 11 fut servi à souhait dans ses projets par M. de Lesguern, qui avait fait de l'idiome breton une étude approfondie.

. Cependant, il fallait se faire une situation. Il entra dans l'administration forestière et séjourna quelque temps en Bretagne.

En 1804, il se rendit à Paris, pour occuper dans le service des forêts un emploi que lui fit obtenir la protection du baron Sané, inspecteur-général du génie'

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