‹ Galerie française. Volume 11Chapitre 6 sur 17 · AGRICULTEURS · texte numérisé non relu

AGRICULTEURS

plications fructuei^s, sinon elles restent lettre morte et ne sont qu'un admirable, mais inutile jeu de l'esprit.

La Société organisa de nombreux concours, qui étaient comme l'enseignement par les yeux, le meilleur pour un pays où l'instruction a été pendant longtemps répandue avec parcimonie. Grâce à ces efforts collectifs l'agriculture est enfin sortie de la vieille ornière, elle a amélioré ses méthodes et tiré un parti meilleur des forces productrices du sol. Il suffit de se promener vers la cîme argentée du Mezenc, d'errer à travers les grandes solitudes vertes qui l'entourent pour juger du chemin parcouru. De beaux troupeaux de bœufs à la robe d'or se meuvent de tous côtés. Les fermes, sans être 'encore des modèles de propreté, sont mieux aérées qu'autrefois Si on regardait dans les fonds de vallées, on trouverait des champs qui peuvent rivaliser comme tenue et culture intelligente avec les meilleures de la grande Limagne et du Bourbonnais.

Une seconde Société, plus jeune, plus active est venue substituer son action civilisatrice à celle de son aînée. C'est la Société agricole et scientifique. Elle suit la même méthode que la Société d'Agriculture, elle essaye de faire pénétrer dans les campagnes les idées nouvelles. Elle met à la portée des humbles les merveilleuses découvertes de la physique et de la chimie. Elle a fait accepter par les éleveurs les procédés pastoriens de vaccination. Elle montre combien il est facile par d'habiles sélections d'améliorer les espèces et de varier les produits. C'est là une œuvre dont il ne faut pas oublier l'utilité. Les inventeurs ont besoin de ces aides dévoués

HAUTE-LOIRE

pour faire comprendre la valeur de leurs découvertes et leur faire 'produire de fructueux résultats. Des hommes se sont particulièrement distingués par leur esprit d'initiative et leur valeur personnelle. Ils méritent d'être cités en dehors des savantes compagnies auxquelles ils ont appartenu. Ce sont de Macheco, de Ruolz, Chouvon, Nicolas. Les uns ont été des professeurs d'agriculture pleins d'ardeur et de zèle, allant, dans les petits villages porter la bonne nouvelle. Les autres ont dirigé la ferme-école de Nolhac: ils ont en fait un établissement modèle . Enfin Nicolas, a publié de remarquables travaux, à la fois simples, clairs et précis.

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