‹ Galerie française. Volume 19Chapitre 8 sur 12 · VIII. — EDUCATEURS & PHILANTHROPES · texte numérisé non relu

VIII. — EDUCATEURS & PHILANTHROPES

Des trois hommes dont nous allons faire la biographie, deux n'appartiennent pas à Lyon par la naissance, mais ils ont rendu de tels services à cette grande cité qu'on peut les considérer comme ses fils adoptifs.

Le eliîtnoelier Cersou (1363-1429).

C'est un pauvre village des Ardennes qui donna tout à la fois le jour et son nom à Gerson, car son père se nommait simplement Charlier. Elevé au milieu de nombreux frères et sœurs, l'enfant fit preuve, de bonne heure, d'une grande énergie et d'une grande bonté. Ses biographes nous le montrent fréquentant un couvent voisin de la demeure de son père. Ce fut là sans doute qu'il prit le goût de l'étude, et, s'il faut en croire une légende, dès l'âge de quatorze ans, il récitait déjà mot à mot les principaux dialogues de Platon, la majeure partie des Théorèmes d'Euclide et les points les plus saillants des Confessions do saint Augustin.

Envoyé à Paris au collège de Navarre, il en sortit pour aller s'instruire dans diverses universités où s'enseignaient les sciences abstraites, et on le vit, peu après, prendre le grade de docteur très chrétien. Attaché comme professeur à l'Université de Paris, il fut promu en 139o à la haute dignité de chancelier de cette Université, si célèbre dans le monde entier,

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