PRISE DE GRADISCA S€R L*ISONZO. — 16 MARS
Aqoaidle par Bmitti .
DCCLIL
PASSAGE DE LISOiNZO. — lô MARS 1797.
«Après le passage duTagliamento , la division Bernadotte se présenta devant G radisca, pour ^ passer TLouzo, pendant que le général SoT T urier se portait sur la rive gauche du torrent par le chemin de Mont-Falcone; il avait Êdlu un temps précieux pour construire un pont. Le colonel Aiidieossv, directeur des ponts, se jeta ie premier dans Tlsonzo pour le souder; les colonnes suivirent son exemple; les soldats passèrent, ayant de feau jus(pi*à mi-corps, sous la fusillade de deux bataillons de Croates , qui furent mis en déroute. Après ce passage , la division Serrurier se porta vis-à-vis Gradisca, OÙ elle arriva à cinq heures du soir. Pendant cette marche la fusillade était vive sur la rive droite , où Bernadotte était aux prises. Lorsque le gouverneur de Gradisca vit Serrurier sur les liauteurs, il capitula et se rendit pn^ounier de guerre avec ti'ois mille hommes, deux drapeaux, vingt pièces de canons de campagne attdées. Le quartier général se porta le lendemain à Guii/ia. La division Bernadotte marcha sur Laybacli ; le générai Dugua, avec mille chevaux, prit possession de
Triestc ; Serrurier, de Gorizia , remonta l'îsonzo par Gaporetto et la Chiusa autrichienne, pour soutenir le général Guyeux, et regagner, à Tarwis, la chaussée de la Carîntlue^vi
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PmS£ DE LAYMCU. — r IVAIL 1797.
DcGradisca, le général Bonaparte se dirigea sur Qagcniurth ; pendant ce temps la division Bernadotte s'était jetée sur la droite * vers Laybach , dont il prit possession le 1* avril.
DCCLIV.
PRÉLIMINAIRES DE Lui VW\ SIGNÉS A LÉObEiN. —
17 AViUL 1797.
Lmiiu. — tSoa.
De Glagenfurth , ie général Bonaparte avait , le 5 avril , transporté son quartier général à Sudeubourg : li y reçut le 7 les généraux fielleggide et Merfeidt, qui étaient chaigés de proposer un armistice.
«Bonaparte, après avoir annoncé cet heureux événement au Directoire, et mandé ie général Clarke de Turin, transféra son quartier générai à Léoben. 11 ne tarda pas à apprendre l'arrivée du corps de Joubert dans la vallée de la Drave.
* Mimoires de Na^ûlion ieriÉâ à SaiMt-HUtm, ptr le général MoatlwH^ Ion, t. IV, p. Sâ.
« L'armée prit dors ses cantonnements. Le général
Serrurier occupa Gratz , l'une des plus florissantes villes des états de Tempereur; Guyeux s'établit à Léobeo; Masséna , k Bruck ; la division Bemadotte resta campée en avant de Saint-Michel; Joubert, échelonné de Villach à Glagenfurth, poussa la division Baraguey-d iiiiliers jusqu'à Gemona* autant pour assurer ses subsistances que pour surveiller les Vénitiens; Victor, en marche pour rejoindre Tannée » arrivait à Trévise. L*armée ainsi disposée se trouvait à même , en cas de rupture , de reprendre aussitôt i*oflensive , et de débouclier en quelques marches dans les plaines de Vienne
La signature des pr^iminaires de la paix eut lieu le
fj avril, au château d'Ekwald, près deLéobcn, entre le uiarqids de Gallo et ie générai Merfeldt , stipulant pour rÂutriche , et Bonaparte au nom de la république.
DGGLV.
BATAILLE D£ N£UWi£D. — 18 AVIUL 1797.
ViCTOft Adam. — ib36.
Pendant que Bonaparte à la frontière d'Italie terminait la guerre par des succès aussi décisifs, les armées de Rhin-et-Moselle et de Sambre-et-Meuse , commandées fune par Moreau et Tautre par Hoche , avaient repassé le Rhin. Moreau occupait la rive gauche en face de
' Atffmr* dtê guerres de la rév^utwn , par Jomini, t. X , p. 66.
86 GAL£KI£S HlSTOiilQUËS
Kehl et Huningue jusqu'aux environs de Deux-Pont»; Hoclie était cantonné depuis Dussclduii jusqua Coblentz. U gardait la première de ces places et le pont de Neuwied. En face de lui était Tarmée autrichiemie sous les ordres du général Latour; en face deMoreau se trouvait le baron de Werneck. D'après les ordres du Directoire, les deux armées devaient passer le iihin le même jour et marcher ensuite sur la capitale de l'empire par iintérieur de TAUemagne.
L*armée de Sambre-et-Meuse avait reçu une orgamsa* tion nouvelle : Ne^ y cuiimiaiidait les hussards, lUchepance les chasseurs, Klein les dragons; la réserve était sous les ordres du général d'Hautpoul. Grenier piit le commandement du centre; Taile droite fiit confiée à Lefebvre , et l*aile gauche k Ghampionnet.
L'armée autrichienne s'était mise eu mouvement le 1 7 avril.
« Vers les huit heures du matin toutes les troupes qui avaient débouché de Neuwied s*ébranlèrent , sous la protection d*tme forte canonnade , pour chasser les Autrichiens de leur position : elle sétendait en ligne droite, de Zoliengers près du Rhin, jusqu'à Ueddersdorf, village fortement retranché, où elle appuyait son flanc droit; le front en était couvert, entre ces deux villages, par six redoutes élevées en avant du chemin de Neuwied à Ehrenbreistein ; tiois aut^'es redoutes, placées sur le plateau de Heddersdorf , étaient destinées à prendre d*écharpe les troupes qui, après avoir dépassé le chemin d*£hrenbrebtein, voudraient s avancer sur celui de
Dierdorf. Ces ouvrages bien défilés, paiii>:>adés , fraisés, étaient armés de grosse artillerie ^ »
Le feu commença aussitôt sur toute la ligne; le général Lefebvre, qui commandait Taiic droite, s empara des villages de Zoilengers et de Bendorf. u Les troupes impériales opposèrent ime résistance assez forte, mais les chasseurs à cheval de Bichepance les culbutèrent à la suite d*une charge brillante. L*ennemi, s*étant retiré, perdit sTir ce point sept pièces de canon, cinq drapeaux ou guidons et cinquante caissons. » Le général Grenier, à la téte des deux divisions du centre , força le village de Heddersdorf. Une dernière redoute, armée dé cinq bouches à feu , fut enlevée par la division Watrin ; les troupes pénétrèrent à l'aime blanche dans iouvi'age, où elles firent cinquante prisonniers.
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COMBAT D£ DlËRDOBF.^lâ AVRIL 1797.
Co«anT «t Gnuaon. — tSS?.
M A peine les retranchements élevés dans la plaine (ui enl-ils enlevés que Hoche dirigea son centre contre Dierdorf. Une compagnie d'artillerie légère et les hussards deNey, en pom-suivant les fuyards, atteignirent bientôt le corps de Wemeck, qui occupait une position assez avantageuse derrière un ruisseau qu'il lit mine de vouloir défendre. Le combat seng^ça, mais ne fut pas
* Iftffpôw dts $wim it h rJvobfiMi, par Jonioî, t. X, p. 93.
a8 GALERIES HISTORIQUES
de longue durée. Les hussards irançais ayant été soutenus par Tinfanterie de Grenier et la réserve de d'Hautpoiii, les troupes de Weraeck prirent la fuite et forent poursuivies Tépée dans les reins par les hussards sur la .roule di lla( li( iil)(jurg jusqu'à la chute du jour. Les Autrichiens perdirent dans la journée de Neuwied pi'ès de cinq mille honunes hors de combat ou prisonniers, six drapeaux, vingt-sept pièces de canon et soixante caissons ^ »
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