FÉVRIER
AfcAo» «t Hirr. LicoMts. — »S36.
Pie VI ne cliprrbait qu'une orrasion favorable de rompre le traité de TolenUno. Ses ministres, instruits, dit-on, que le peuple de Rome méditait un soulève* ment , loin de chercher à le piévenir, se drlerniiiuTont à le laisser éclater. Joseph Bonaparte, frère du générai Bonaparte , était alors ambassadeur à Rome.
«Le 37 décembre, le palais de Tambassadeur fut entouré par la populace , aux cris de vive h répnhliifae romaine! Les séditieux, parés de cocardes liicoiorcs, réclamaient l'appui de la France. Plusieurs individus signadés comme espions du gouvernement, mêlés parmi eux, les excitaient de la voix et du geste. Joseph Bonaparte, accompagné de plusieurs oihcicrs, les somma de
* Hiâtotit dfi gumti tie iu r^'ofitfaon. par Joinini, l. X< pb 95.
96 retirer; mais , au même instant, les troupes papales, ayant forcé la juridiction de fambassade, débouchèrent
de tous côtés et firent feu sur ies mutins. Le général Duphot s^élança au milieu des troupes pour les arrêter : ii fiit massacré , et Tambassadeur aurait éprouré le même sort, si la fuite ne Teût dérobé aux coups des assassins. Cette scène tragique dura cinq heures, pendant iesqueiies ies ministres romains ne prii cnt aucune mesure pour tirer la légation française de l'horrible position où die se trouvait. Leur complicité, dont on aurait peut-être douté , se manifesta par le silence obstiné que le cardinal Doria opposa aux réclamaiious itératives de Joseph Bonaparte, qui prit enfin le parti de se retirer à Plorence.
u Les troupes qui rentraient en France reçurent ordre de rétrograder; et Berthicr, qui commandait l'armée
dltalie, celui de marcher sur Rome Il ne perdit pas
un instant pour fiiire ses préparatifs. Il donna au général Serrurier le commandement supérieur de toutes les troupes stationnées sur la rive gauche du P6, pour s'opposer aux Autrichiens, en cas qu'ils voulussent s immiscer dans les ailkires de Rome. Six mille Cisadpins ou Polonais furent placés àRimini, pour couvrir la république cisalpine. Le général Rey prit le commandement d*un corps de réserve qui s'établit à Toiculino, devant le débouché d'AsGoli, et tint ies communications des Apennins entre Tolentino et Foligno. Huit demi -brigades d'in&nterie et trois régiments de cavalerie, formant à peu près dii-huit mille hommes, furent dirigés sur An-
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cône, oii ie général en chef arriva le %b janvier 179S. * Après avoir réuni ses troupes et laissé dans cette viHe le
général Dcssolcs avecdesforces builisaiites pour contenir le duché d'Ui bin , toujours prêt à se révolter, il coutiaua sa marche sur Rome. Cervoni commandait l'avantgarde, et Dallemagne le corps de bataille. Les troupes légtiLS ne rencontrèrent d'autres ennemis qu'un gouverneur papal, qui lut enlevé à Lorctte avec deux cents hommes; et le 10 février l'armée française arriva devant randenoe capitale du monde K »
DCCLVIII.