‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 40 sur 141 · IV · texte numérisé non relu

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il commença son mouvement sur le grand Caire. Desaix reçut l'ordre de traverser le désert pour se rendre à Demenbour.

« Les troupes se mirent en marche le 1 8 et ie 1 9 messidor avec rartHlerie de campagne et la cavalerie, si toutefois on peut donner ce nom à trois cents hommes montes sur des chevaux qui , épuisés pai' une traversée de deux moi», pouvaient à peine porter leurs cavaliers. L*artîllerie par la même raison était mai attelée. Le ao messidor les divisions arrivent à Demenhour ^ »

Après deux jours d'une marche pénible, épuisée par les privations et la fatigue, farmée, continuellement barcdée par les Arahea, parvient enfia à Rahmanié. Le général en chef prit le parti d'y séjourner le a 3 et le a4 * pour attendre le chef de division Perrée, conunandant de la flottille qu'il avait dirigée sur Rosette. Le a 5, avant le jour, les troupes (piittèrent Miniet-Salanie : « Les mameluks, au nombre de cpiatre mille, étaient à une lieue plus loin : leur droite était ap|iiiyée au village de Chebreiss, dans lequel ils avaient placé quelques pièces de canon, et au Nil , siu' lequel ilsavaient une flottille composée de chaloupes canonnières et de djermes années.

(t Bonaparte avait donné ordre à la flottille firançaise de continuer sa marche en se dirigeant de manière & pouvoir appuyer la gauche de l'armée sur le Nii et attaquer la flotte cuncmie au moment où l'on attaquerait les mameluks et le village de Chebreiss : malheureusèment la violence des vents ne permit pas de suivre en

* Relation dt l' expédition dJLjffpU, par iki-thier, p. i9.

tout ces dispositions. La lîotliiie dépasse la gauche de rannée, gagne une lieue sur elle, se trouve en présence de i'ennemi, et se Yoit obligée d'engager un combat d'autant plus inégal qu'eJle avait à la fois À soutenir

le feu des mameluks et à se défendre contre la flotte ennemie.

« Cependant le bruit du canon avait bit connaître au général en chef que ia flottille était engagée; il fiiit marcher f armée au pas de diarge : eUe 8*approche de Che-

breiss et aperçoit les mameluks rangés en bataille en avant de ce village. Bonapaite reconnaît iu position et forme Tannée : elle est composée de cinq divisions; chaque division forme un carré qui présente à chaque face six hommes de hauteur; iaiùllerie est placée aux angles; aux centres sont les équipages et la cavalerie. Les grenadiers de chaque carré forment des pelotons qui flanquent les divisions et sont destinés A renforcer les points d'attaque.

« Les sapeurs, 1rs dépôts d'artillerie prennent position et se barncadent dans deux villages en arrière, aiîn de servir de point de retraite en cas d'événement*

«L'armée n'était plus qu'à une demi-lieue des mameluks. Tout à coup ils s'ébranlent par masses, sans aucun ordre de formation et caracolent sur les flancs et les derrières* D autres masses fondent avec impétuosité sur la droite et le front de l'armée. On les laisse approcher jusqu'à la portée de la mitraîfle. Aussitôt l'artillerie se démasque et les met en fuite.

a Animée par ce premier succès, l'armée s'ébranle au

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pas de cliarge et marche sur le village de Chebreiss, que l'aili- droite a 1 Oï diedc d( boi drr. Ce \illage est cnipui tc après une tiès-fuibic résistance. La di route des mameluks est complète ; ils fuient en désordre vers le Caire, Leur flottille prend également la fuite en remontant le Nil, et termine ainsi un combat qui durait depuis deux heures avec le nicuie acharnement. C'est surtuut à la valeur des hommes de troupes à cheval embarqués sur la flottille qu est due la gloire de cette journée. La perte de Fennemi a été de plus de six cents hommes tant tués que blessés ; celle des Trani^ais d'eiiviioii soixante et dix '. »>

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