RÉVOLTE DU CAIRE, — 21 OCTOBRE
GuOOKT. — l6lO.
Depuis deux mois que P)onaparte était au Caire, la plus grande tranquillité n î^vait cessé d'y régner, u Les notables de toutes les provinces délibéraient avec calme « et d'après les propositions des commissaires firançais Monge et Berthollet, sur l'organisation définitive des divans , sm' les lois civiles et cnuiii) elles , sur l'établissement et la répartition des impôts, ( t sur divers objets d'administratioïl et de police générale. Toûi k coup les indices d'une sédition pi ochaine se manifestent. Le
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5o vendémiaire, & la pointe du jour, des rassemblements se forment dans divers quartiers de la ville et surtout à la grande niosqute. Le général Dupuy, commandant la place , s'avance à la t^te d'une faible escorte pour les dissiper. U est assassiné avec plusieurs officiers et quelques dragons au mâieu de f un de ces attroupements. La sédition devient aussitôt générale : tous les Français que les révoltes renconti cnt sont égorgés i les Arabes se montrent aux portes de la ville,
a La générale est battue ; les Français s*arment et se forment en colonnes mobiles. Ils marchent contre les rebelles avec plusieurs pièces de canon. Ceux ci se retranchent dans leurs mosquées, d'où ils font un feu violent. Les mosquées sont aussitôt enfoncées; un combat terrible s'engage entre les assiégeants et les assiégés; rinciignaUon cl ia vengeance doublent la fui ce et l'intrépidité des Français. Des batteries , placées sm' diUérentes hauteurs , et le canon de la citaddUe tirent sur la viile ; le quartier des rebelles et la grande mosquée sont incendiés ^ »
DGGLXIX.
LE GÉNÉRAL bONAPAUTE, COMMANDANT EN CHEF DE L'AR. MÉE DÉGYPTE, FAIT GRÂCE AUX RÉVOLTÉS DU CAIRE. — OCTOBRE 1798.
Goàiuii. -~ i8o8.
Il Les chérils et les principaux du Caire viennent enfin implorer la générosité des vainqueurs et la démence
> BiekàÙM (f« fMjpéditîoii JCÉgyfite, par Berthier» p. 44.
DU PALAIS m VEASAILLES. 115
de Bonaparte. Le générai en dief les reçut sur la place
d^Elî-Bekir. Un pardon général est aussitôt arrordé à la ville, et ie a brumaire (2 3 octobre 179^) 1 ordre est entièrement létalili. Mais , pour prévenir dans la suite de pareâs eicès , la place est mise dans un tel état de déleiisr f[ii'iHi bcxii bataillon suffit pour la mettre h l'abri des mouvements séditieux d'une population nombreuse. Des mesures sont prises aussi pour la garantir à l'extérieur contre toute entreprise de la part des Arabes m
DCGLXX.
COMBAT D£ MONTEROSI. — 4 DÉCËMARË
Co«ll(BT.
w La cour de Napîes, placée au bord du volcan révoiutiounaire depuis i érection des états de l'IilgLbc eu république, embrassa avec transpcnt l'idée d'une nouvelle ^ guerre continentale ,*,qui, sdon toute apparence, devait amener l'évacuation de l'Italie, et la débarrasser de l'anxiete perpétuelle dans laquelle ( lie vivait.
tLe roi de Naples Ferdinand IV, ayant accueilli les propositions qui lui avaient été laites par la Russie et r Angleterre, certain d*étre soutenu par fAutricbe, qui venait d envoyer près de lui le général Mack, s'était empressé d entrer en campagne et de prendre l'oiTensive. Les états romains fiirent bientôt envahis, et le roi de Naples s*était emparé de Rome.
' BilaUon de ttspidUÎM. dEgj^pU, par Berthieff p. 4S.