IV
114 GâLëEIKS U15T0K1QUES
«Le Directoire, en apprenant les dernières leyées
opérées dans le royaume de Naples et le rasseiuhlcment des troupes sur la fronlière des états romains, se iiàta d'envoyer le général Championnet prendre le commandement des troupes françaises stationnées dans les environs de liome. Il lui lui recommandé de ne rien compromettre , et de se retirer sur l'armée que commandait Joubert dans la républicpie cisalpine.
«lie génénd Ghampionnet, ajoute Jomini, jeta huit cents hommes dans le château Saint-Ange , puis se replia, coniormcmeni à ses instructions, sur Civitâ-Gasteilana. »
Le roi de Naples ne tarda pas & prendre possession de la capitale des états de TÉglise. Pendant ce temps
Championne! se préparait à se défendre dans les Apennins. Ses troupes se trouvaient disposées la droite à Cività-Castellana, la gauche à Cività-Ducale, et le centreà Gantalupo.
«Le & décembre les avant-postes français fîiréht assaillis àe toutes parts. La division du chevalier de Saxe, poursuivant deux objets, marchait sur deux colonnes : fune se portait directement sur Nepi, fautre £la à gauche par le chemin qui conduit de Santa-Maria-di- Fallari à Borghetto, en vue de tourner Cività-Caslellana. La première attaque fut conduite avec vigueur; mais Rdlermann, après avoir laissé amortir le premier feu des Napolitains , les chargea i son tour et les repoussa sur le chemin de Monterosi, oh bientM les dragons français les poursuivirent : deux mille cinq cents prisonniers,
quime pièces de canon et tous les bagages tombèrent au pouvou des républicains \»
DCCLXXI.
COMBAT DE LA FRÉGATE FRANÇAISE LA BAYONNAISE rONTRE LA FRFf;\TE ANGLAISE L'EMBUSCADE. — 14 DECEMBRE 179d.
HuB. — i8oa.
DCCLXXIL
COMBAT DE LA FRÉGATE FRANÇAISE LA BVVONN.VISE CONTRE LA FRÉGATE ANGUUSE L'EMBUSCADE. — .
14 DÉCEMBRE 179d.
Gfti»M. — i8oi.
La frégate la Bayotmatset de vingt-quatre pièces de canon de huit, et huit dv (}natre sur ses gaillarde, commandée par le lieutenant de v aisseau Edmond Uicher, venait de Gayenne, le i4 décembre 179Ô (a4 frimaire an toi) , et ii*était plus qu à trentecinq ou quarante lieues de Rochefort. l'out à coup elle fut attaquée pai' la frégate anglaise Œmbascade, de vingt-six pièces de canon de seiie, six caronades de trente-deux et buit de neuf sur les gaillards. L*action s^engagea; on combattit quelque temps bord à bord, ensuite à douze toises de distance. Le feu devînt terrible et dura cinq hcuics sans être décisif. La position de sa frégate au vent de l'ennemi décida le commandant françab k tenter iabordage. Dans le cboc des deux bâtiments, le beaupré de la fitt^niunse se brise et tombe à la mer, ainsi que le mât d di limon
* Ktkin in fwrrvt «tr l> nMtfîbit . ptr J«aiîiii, t p. 33-5o.
116 GALËlil£S UISTUAIQUËS
de tEmhttêeiidê, Le contre-coup sépare les deux vaimeaux.
Richer saisit l'occasion ei lâche dans le travers de !>on adversaire <{uatre coups de canon qui balayent sa i>attaie ei lui mettent trente ou quarante hommes bon de combat. Au même instant les marins fiisuaçais sautent à bord de l'ennemi. Richer, gravement blessé, est contraint de rester à son bord : ie feu y gagnait de toute part; ce capitaine oublie ses blessures, et parvient à le &ire éteindre; enfin, après quarante minutes d*effiarts, de courage et de valeur, les Anglais , débusqués de leurs gaillards d ariièrc et d'avant, furent forcés de se n ndre.
La Dayonnaise avait perdu tous ses mâts dans ce combat; son commandant emfdoya toutei ses ressources et parvint A se rendre k Rochefort.
DGGLXXIIL
LE GÉNÉRAL BCNIAPARTE VISITE LES FONTAINES DE MOÏSE PRÈS LE MOMT 8INAÏ. — 18 DÉCEMBRE 1796.
BBitaitiiif . — iSoS.
«Bonaparte, après avoir imprimé k tout le pays la terreur de ses armes, continue de suivre ses plans d'ad ministration intérieure, sans oublier ce qu'il doit à Tintérét des sciences, du commerce et des arts.
« Le général Bon reçoit ordre de traverser le désert à la tête de quinze cents hommes avec deux pièces de canon, et de marcher vers Sues, oà ii entre le 17 brumaire (7 novembre 1798).
«Bonaparte, accompagné dune partie de son étatmajor, des membres de l'institut Monge, Berthoiiet, Costas, de Boumenne et d'un corps de cavalerie, part Im-méme du Caire le à nivôse (3 4 décembre 1 798) , et ▼a camper k Bîrket-el-Hadj , ou lac dea Pèlerins; le 5 il bivouaque à dix lieues dans le désert; le 6 il arrive à Suex; le 7 il reconnaît la cote et la ville , et ordonne les ouvrages et les fortifications qu'il ju^ nécessaires à sa défense.
a Le 8 il passe la mer Rouge près de Suez , à un gué qui n'est praticable qu'à la marée basse; il se rend aux fontaines de Moïse, situées en Asie, à trois lieues et demie de Sues. Cinq sources forment ces fontaines, qui s*échappent en bouillonnant du sommet de petits monticules de sable. L'eau en est douce et un peu jaunâtre. On y trouve les vestiges d'un petit aqueduc moderne qui conduisait cette eau à des dtemes creusées sur le bord de la mer, dont les fontaines sont âo%nées de ti oii qucu b de lieue \ »
DCCLXXIV.