‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 46 sur 141 · LE GÉNÉRAL BONAPARTE VISITE LES PESTIFÉRÉS DE JAFFA. ^ 11 MARS · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL BONAPARTE VISITE LES PESTIFÉRÉS DE JAFFA. ^ 11 MARS

Gbos. — iSo4.

La Porte Ottomane avait déclaré la guerre i la république française, et une armée turque se formait en Syrie pour aller attaquer Bonapai te en Égypte. Il résolut alors, suivant son usage, d'étonner son ennemi en le prévenant, et an mois de février 1 799 il se mît en route avec treize mille hommes pour envahir la Syrie. Le 3 mars il arriva sous les murs de JaiTa, Tandenne Joppé , qui fut emportée d'assaut. De là U marcha sur SaintJean-dAcre.

« Cependant « avant de quitter Jafia, Bonaparte y établit un divan , une garnison et un grand hôpital. Des symptômes de peste s'étaient manifestés ; plusieurs hommes de la trente-deuxième demi-brigade en avaient été atteints, et un rapport des généraux Bon et Rampon aiaruia sérieusement le général en chef sur la pro-

* RtbdUwt éê Vti^pidition iÈgyfÊt^ par Bcrtfaier, p. 1 49-1 Si.

pagadon de ce fléau. Bonaparte yisita l'hôpital , entra

dans toutes les sailes, a< cunipagné dos généraux Berthier et Bessièrrs , de l'ordoimateur en chef Oaure , et du médedn en chef Desgenettes. Le générai parla aui malades, les encouragea, toucha leurs plaies en leur disant: «Vous voyez bien que cela n'est rien!» Lors qu'il sortit, on lui reprocha vivement son imprudence; û répondit £roidement : a C'est mon devoir : je suis le «générai en chef. » Cette visite et la générosité de Desgenettcs, qui, s'inocnlant la contagion en présence de nos soldats, se guérissait par les remèdes qu'il leur prescrivait, rassurèrent le moral de f armée, singulièrement ébranlé par i*invasion d'une aussi horrible calamité ; et dès ce moment tous les hôpitaux dirent soumis au même régime sans distinction »

DCCLXXXl.

CX)MMT DE NAZAREm — AVRIL 1709.

TAVIIâT* — iSo«.

Pendant que Tarmée française fidsait le siège de Saint- Jean-d*Aere, «Bonaparte est informé par des chrétiens'

de Damas qu un rassenibleiiient considérable, composé de mameluks , de janissaii'es de Damas , de Deleti , d'Aiepins» de Maugrabins, se mettait en marche pour passer le Jourdain, se réunir aux Arabes et aux Naplou-

zaiiis, et attaquer l'armée devant Acre, en même temps

* Wtiain dt Nt^oUm, pir Noffins, 1. 1« 46S.

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que Djezzar ferait une sortie soutenue par le feu des

vaisseaux anglais.

« Le général de brigade Junot avait été envoyé à Nalareth pour observer f ennemi; ii apprend qu'il se kxme sur les hauteurs de Loubi , à quatre lieues de Naxaretfa , dans la direction de Tabarié , un rassemblement dont les partis se montrent dans le village de Loubi. Il se met en marche avec une partie de la deuxième légère , trois compagnies de la dix-neuvième, formant environ trois cent cinquante hommes , et un détachement de cent soixante chevaux de dilTérents corps pour faire une reconnaissaDce. A peu de distance de Ghaiîar-kana il aperçoit fennemi sur la crête des hauteurs de Loubi; il continue sa route» tourne la montagne, et se trouve engagé dans une plaine, où il est environné, assailli par trois mille hommes de cavalerie. Les plus braves se précipitent sur lui; il ne prend alors conseil que des circonstances et de son courage. Les soldats se montrent dignes d*un chef aussi intrépide, et forcent l'ennemi d'abandonner cinq drapeaux dans leurs rangs. Le général Junot, sans cesser de couibattic , sans se laisser entamer, gagne ^ccessivement les hauteurs jusqu'à Nasareth; il est suivi jusqu'à Gha&r-Rana, è deux lieues du champ de bataille. Cette journée coûte k l'ennemi, outre les cinq diapeaux, cinq à six cents hommes tués ou blessés ^. »

' Helation de t expédition d b^pu, par BerUlîer, p. 7S-76.

DGGLXXXIL

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