BATAILLE DK MONTEBELLO. — 8 JUIN
OSCUÈMB attaque; PAS&MiE Dt COfPO.
AtAux et Victor Adam. — i83&.
DCGGXXXIL
OBOXIÈME ATTAQUE; PASSAGE DU GOPPO.
Aqttwdle pw BA«im.
Repoussé 0 Casteggio , « le générai Ott tenait encore dans sa seconde p<)>iiion, à Montebello. Le premier consul fit soutenir le corps d'avant-garde par une réserve de ak bataillons sous le commandement du général Victor. La nouvelle attaque du centre fut extrêmement vire; les Français, voulant forcer un pont garni d*art31erie et opiniatrément (it it iHlu, s'élancèrent trois lois sous le feu de mitraille pour enlever les pièces à la baïonnette, et forent trois fob repoussés. Alors le générai Gency. qui avait fiât plier la gauche des Autrichiens, passa le torrent an-dessous de Casteggio avec cinq l)nt.ii lions et un régiment de hussards, tourna cette batterie et se réunit à lattaque centime. Le général Rivaud ayant continué de combattre et dWancer par les hauteurs jusque dans Je viihigc de MontebeQo, le corps d*armée autrichien allait être enveloppé ; le sort de la bataille était entin décidé.
« Le général Ou oi donna la retraite , trop tard sans doute , puisque , indépendanunent des trois mille hommes qa*il avait sacrifiés sur ces deux champs de bataille , cinq mille prisomiiers, six pièces de canon et plusieurs drapeaux restèrent entre les mains des Français'.»
Le général Ott ne put rallier que la moitié de son corps d'armée sous les murs de Tortone.
DCGGXXXIIL
PRBMIEa BNGAGBMKNT DBS ABVéBS,
Aquarelle par Baobtti.
Le premier consul conserva quelques jours la position de Montebello; il se portait ensuite stur Tortone, lorsqu'il (ut rejoint par le générai Desaix, qui avait quitté l'Égypte aussitôt après la capitulation conclue entre le générai kicljcr et le grand \ izir.
Le ft4 prairial (i 3 juin 1800) l'armée était à Castel- Nuovo : on liattit la fdaine de Marengo, oà se trouvaient les avant-postes de Tennemi. Le premier consul fit attaquer le village (le Maroiip;o et s'en empara. « Cependant Méias avait son quartier général à Alexandrie; toute son armée y était réunie depuis deux jours : sa position était critique , parce qu'il avait perdu sa ligne d'opérations. Plus ii tardait A prendre un parti, plus
* Prieh dti événtminU nùUuùm , par le général Matbîca Dumas, t. m, p- 996-197.
DU PÂLAiS D£ VERSAILLES. 181
sa position empirait , parce que , d'un côté , le corps de Suchet arrivait sur ses derrières, et que, d'un autre côté, l'armée du premier consul se fortifiait et se retranchait chaque jour davantage à sa position de la Stradella. i»
L'existence de i'ai tm e de réserve en Italie était înconoue à Vienne lorsque Mêlas avait pris le commandement. Ses instructions lui prescrivaient d'agir contre les troupes de Masoéna et de Suchet, et depuis il n*avait reçu aucune nouvelle de sa cour. H se trouvait placé dans la plus lausse position-, «mais, ainsi que son conseil, il pensait que, dans cette circonstance imprévue, de braves soldats devaient fiiire leur devoir; qu*ii fallait donc passer sur le ventre de Tannée du premier consul , et ouvrii" ainsi les comniunirations avec \itiinc; que, si Ton réussissait , tout était gagné , puisque Ton était maître de la place de Gênes, et qu'en retournant trèsvite sur Nice on exécuterait le plan d'opérations arrêté à Vienne ^ »
Le général Mêlas ayant résolu de livrer la bataille , son premier effort dut se porter vers Marengo. « Le i /i , dès six heures du matin , l*armée autrichienne d^ouche par ses ponts de la Bormida , et die porte le gros de
sa cavalerie, sous les ordres du général IJuitz, sur sa gauche : son iniaulerie était composée de deux lignes aux ordres des généraux Haddick et Kaim , et d'un corps de grenadiers, commandé par le général Ott.
' Extrait des mémoires de NapMioa écrUs à Snntê-Héièn§, par U g^écal Goorf^nd, 1. 1, p. 283-988.
L'armée firançaiae se trouvait en échrioos par division, la gauche en avant; la division Oardanne formait
l'échelon de gaurlir h la cassine Pcdr iboim, la division Chambarlach le second échelon à Maicngo, et in division du générai Lannes formait le troisième, tenant la droite de la ligne et en arrière de la droite de la division Chambarlach ; les divisions Carra-Saint-Cyr et Desaix en réserve, la dernière en marche venaiil de Rivalta , d'où elle avait été rappdée aussitôt que le projet de l'ennemi avait été connu.
«Le lieutenant générai Murât, commandant la cavalerie, avait placé la brigade Kelleiiiuinn sur la ^uche, celle de Cliampeaux sur la droite, et le vingt et unième régiment de chasseurs ainsi que le douzième de hussards à Salé, sous les ordres du général de hrigade Rivaud, pour surveiller les mouvements de l'ennemi sur le flanc droit, et devenir' au besoin le pivot de la ligne. »
Les lignes autrichiennes, après quelques escarmouches d*avant-po8le, se mirent en mouvement à huit heures du matin; un comhat vif et meurtrier s'engagea en avant de Marengo : ce village était devenu le rentre de l'attaque. «Plusieurs fois les Autrichiens y entrent avec fureur, • mais ne peuvent s'y étahlir; nos troupes, par des prodiges de valeur, conservent cet important appui du centre de la ligiie ' . »
^ Rdblm <k la 6alaifb Af Miutn^o . par Berthier, p. 94-t&.
DCCCXXXIV.
CàMIM VUIBT. — l8o6.
DCCCXXXV.
BATAILLE DE MAhL.\GO. — U JUIN 1900.
LB CiMÉRAL DMIIZ BLUBÉ MO&TSLLBMUIT.
DCCCXXXVL
LE UbNkHAL DESAIX BLCâSÉ MORTELL£MfiNT.
Aqsmfle par Bmiiti.
Cependant la cavalerie ennemie, s*étant déployée sur toute la droite de l'armée française, menace de la prendre en arrière; c'est alors que le premier consul ordonne un mouvement de conversion, et lait continuer cette manoeuvre par les grenadiers de la garde consulaire avec leurs canons ; »< isolés .t plus de ti ois cents toises de la droite de notre ligne, ils paraissent une redoute de granit au milieu d'une plaine immense. »
LVnnemi, cherchant toujours à tourner Tannée française sur la gauche et k lui couper le chemin de Tortone, (1 forme alors cette colonne de cinq mille grenadiers qui se portent sur la grande route , afin de prévenir et d*empêcher le rdliement des corps de Tannée firançaise qu*i] suppose en désordre.
m GALERIES HISTORIQUES
«Cependant, pendant ies quatre heures <jae notre . année mit à faire ce mouvement de conversion, die offirit le spectacle le plus majestueux et le plus terrible.
«L'ariiu e aulrirliienne dirigeait ses piiiu ipaies iuiccs SUT notre centre et sur notre gauche; elle suivait le mouvement de retraite de la première ligne, laissant à sa cavalerie le soin de déborder notre droite au ààk de Caslel-Ceriolo.
(( Nos échelons faisaient leur retraite en échiquier par bataillon dans le silence le plus profond; on les voyait sous le feu de quatre-vingts pièces de canon manomvrer comme & Texerdce, s*arrèter souvent et présenter des rangs toujours pleins, j)arce que les braves se serraient quand Tun d'eux était Drappc.
a Bonaparte s*y porta plusieurs fois pour donner au général Desaii le temps de prendre la position qui lui était d^sijrnée. D était sl\ lieaies du soir: Bonaparte ar- < réte le niouvemcnt de retraite dans tous ies rangs; il ies parcourt, s y montre avec ce front serein qui présage la victoire, parle aux chefs, aux soldats, et leur dit que pour des Français c*est avoir fait trop de pas en arrière, que le moment est venu de faire un pas décisil en avant: ' «Soldats, ajouta-t-il, souvenez-vous que mon habitude « est de coucher sur le champ de bataille. »
« Au même instant il donne Tordre de marcher en ;ivatiî; i'arlillerio est démasquée; elle tail pciidaut dix minutes un ieu terrible : fennemi étonné s'arrête; la. charge est battue en même temps sur toute la ligne.
« La division Desaix , qui n*avait pas encore combattu,
DU PÂLAIS JD£ VERSAILLES. 185
marche la première k f ennemi Une légère âéva-
tion de terrain rouverte de viennes dérobait h ce général une partie de ia ligne enneuuc : impatient, il s élance pour la découvrir; Tintrépide neuvième légère le suit à pas redoublés; Tennemi esl abordé avec impétuosité; ia mêlée devient terrible; plusieurs braves succombent, et Desaix n'est plus ; son dernier soupii^ fut un regret vers la gloire, pour laquelle il se plaignit de n'avoir pas assesvécu^B
DCCCXXXVII.
BATAILLE DE MARENGO. — 14 JLIN lÔOO.
Aquidk |Mr Bmitti.
DGGCXXXVIU.
BATAILLE DE MARENGO. (ALLÉGORIE.) — 14 Jlil.N 1800.
Callit. iSoA.
«Les Autrichiens sui^piis s'arrêtent ébranlés : la division Desaix, passée aux ordres du f»énéral Boudât,
charge avec impétuosité l'ennemi A peine a-t elle
poussé et mis en retraite les Autrichiens, que le général Bonaparte ordonne à la cavalerie qu il avait conservée en réserve de passer au galop par les intervdles, et de charger avec impétuosité cette formidable colonne de grenadiers.
«Cette manoeuvre hardie s'exécute à l'instant avec autant de résolution que d*habileté. Le général Kdler-
' RHalion de la (otaifle de Mwmgo, par Berthter, p. »9'39.
186 GALEKIES HISTOIUQUES
maim se porte au galop hors des vignes, se déploie sur le -flanc gauche de la cdonne ennemie, et par un qnart
de conversion à gauche lance sur ello la moitié de sa brigade, tandis qu'il laisse Tautie moiùé en bataille pour contenir le corps de cavalerie ennemie qu*îl avait en face, et lui masquer le coup hardi qu'il aflait porter.
«Les ennemis fiirent repoussés sur tous les points, et Tarmée autrichienne proJlta de la nuit pour repasser les ponts; les Français, au milieu de leurs sauvants trophées, bivouaquent sur la position qu'ils occupaient avant la bataille.
uLes Autrichiens eurent dans cette journée quatre mille cinq cents morts , huit mille blessés et sept mille prisonniers; ils perdirent douze drapeaux et trente pièces de canon.
« Les Français eurent onze cents hommes tués , trois mille six centî> blessés et neui cents prisonniers'. »
DCCCXXXIX.
CONVENTION APRÈS lA BATAILLE 0E MARENGO. —