MÉDICIS (LAURENT OU LORENZINO DE
FILS DE PIERRE -FRANÇOIS DE IfÉDIGIS, DEUXIEME DU NOM, GONFALONIER DE FLORENCE , ET DE MARIE SODEAINf .
(N* 1946.) Tableaada temps.
Né — Mort à Venise, le 26 février i548.
Lorenzino de Médicis fut ainsi appelé à cause de Textrême petitesse de sa taille. Il partagea le goût de sa fa~ mille pour les lettres, et sa comédie d'Aridosio fut admirée par ses contemporains comme un chef-dœuvre. Mais il avait puisé d*autres pensées plus sérieuses dans f étude de Tantiquité , et s*était inspiré des haines républicaines de la Grèce et de Rome contre la tyrannie. Lorsqu'en 1 53 1 Charles-Quint eut donné pour maître Alexandre de Médicis à Florence vaincue et asservie, Lorenzino résolut de rendre la liberté à sa patrie en immolant le tyran qui f opprimait. Il enveloppa ses projets d*une longue dissimulation, rechercha la faveur de son cousin pour mieux gagner sa confiance , se fit le compagnon et le ministre de ses infâmes voluptés, et finit par trouver Toccasion de le poignarder (iSSy). Lorenzino s*enfuit jusquà Constantinople poiu* échapper à la vengeance de Gosme, successeur d'Alexandre. Plus tard il revint à Venise et y publia une apologie de sa conduite ; mais les coups de son puissant ennemi latteignirent dans ce dernier asile, et il mourut assassiné, le îi6 février i5/i8.
RENÉE DE FRANCE