CXLVIII, BATAILLE DE MARIGNAN. — 14 SEPTEMBRE
Fragohard. — • i836.
Le lendemain, dès la pointe du jour, les Suisses revinrent à la charge avec plus de fureur que la veille; mais les Français étaient mieux préparés à les recevoir, et ce fut en vain qu'ils assaillirent chacune des entrées du camp Tune après Tautre. Tous leurs efforts pour s*emparer de Tartillerie qui éclaircissait leurs rangs étaient inutiles; la cavalerie ne cessait de charger sur leurs flancs, et déjà ils commençaient à chanceler, lorsque retentit le cri de guen^e des Vénitiens : Saint Marc l saint MarcI et que parut TAlviane avec une faible avant-garde, qui fut prise pour toute son armée. Les Suisses n osèrent pas Tattendre, et se replièrent en bon ordre vçrs Milan. Plus de douze mille d'entre eux, mais aussi plus de six mille Français, étaient couchés sur le champ de bataille. Ainsi finit la fameuse journée de Marignan, ce combat de géants, comme l'appelait le vieux maréchal de Trivulce, qui avait assisté à dix-huit bataUles rangées.
FRANÇOIS r ARMÉ CHEVALIER PAR BAYARD. — 14 SEPTEMBRE 1515.
Fragohard. — 1837.
« Le soir du vendredi, auquel finit la bataille à Thonneur du roi de France, fut joie démenée parmi le camp, et en parla-t-on en, plusieurs manières, et s'en trouva de mieux fesans les uns que les autres. Mais sur tous fut trouvé que le bon chevalier (Bayard), par toutes les deux, journées, sétoit montré tel qu'il avoit accoutumé en autres lieux où û étoit en pareil cas. Le roi le voulut grandement honorer, car il prit l'ordre de chevalerie de sa main. Il avoit bien raison , car de meilleure ne l'eût sçu faire ^ )) François I*^ conféra à son toiu- le même honneur au brave Fleuranges.