TRAITÉ DE RATISBONNE. — 15 OCTOBRE
Alaox et Hipp. Lbcomti. ^ i836.
Depuis douze ans rAllemagne avait vu s*aliumer dans son sein cette longue et terrible guerre entre les puissances catholiques et protestantes, connue dans Thistoire sous le nom de guerre de trente ans. Jusque-là la prépondérance de Tautorité impériale et le génie de Waldstein avaient fait triompher la cause cathoUque, lorsque les protestants appelèrent à la tête de leur ligue le roi de Suède, Gustave-Adolphe. Ce grand guerrier changea bientôt la face des choses; ce £at Tempire qui trembla à son tour, et, au bruit de ses premiers succès (i63o)« Ferdinand n comprit bien vite quil ne fallait pas avoir à la fois Gustave et Richelieu sur les bras. Il convoqua à Ratisbonne une diète où devaient être portées toutes les réclamations élevées contre Tempire. Léon Brûlart y fiit reçu en qualité d'ambassadeur du roi de France : il était accompagné du &meux père Joseph^ confesseur et confident du cardinal de Richelieu. Les envoyés de Louis Xm filant valoir auprès de la diète les droits du duc de Nevers, et réclamèrent en sa faveur Tinvestiture du duché de Mantoue et de M ontferrat. La cour impériale cédait dès qu'elle avait consenti à négocier : le 1 3 octobre fiit eondu le traité de Ratisbonne, qui remettait en paix la
France avec l*empire, et assurait au duc de Nevers Thé-
ritage de la maison de Gonzague.