‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 5)Chapitre 25 sur 155 · BATAILLE DE FONTENAY EN ADXERROIS. — 25 JUIN · texte numérisé non relu

BATAILLE DE FONTENAY EN ADXERROIS. — 25 JUIN

Tout Johahhot. — iSSy.

Le règne de Louis le Débonnaire avait été troublé par les révoltes de ses fils, et par le mouvement de toutes ces populations étrangères les unes aux autres , qui, con-

fondues malgré elles au sein de Tempire^ tendaient à s'en détacher.

A la mort de ce prince, en 8&o , l'unité de l'empire se rompit pour jamais. Lothaire, son fils aine, eut le titre d'empereur et l'Italie en partage; Louis le Germanique, la Bavière; Charles le Chauve, l'ancien royaiune de Neustrie; et le jeune Pépin, leur neveu, l'Aquitaine.

Mais Lothaire ; comme empereur, prétendait que l'em-. pire entier était à lui , et il annonçait tout haut l'intention de dépouiller ses frères. Il les unit paft* là dans un même intérêt : ni les Germains, qui obéissaient A Louis, ni les peuples de la France occidentale, sur lesquels régnait Cfaaiies le Chauve, ne. voulaient passer sous la domination du roi dltalie. Pépin seul, dépouiUé de l'Aquitaine, s'unit k Lothaire dans l'espoir de la reconquérir.

Cependant tel était le prestige encore attaché au titre impérial que, lorsque les deux armées se trouvèrent en présence à Fontenay ou Fontenaille, près d'Auxerre, les deux rois de Germanie et de Neustrie s'adressèrent humblement à Lothaire poiœ lui demander la paix^ « au nom de l'Église, des pauvres et des orphelins. » Lothaire repoussa leurs prières; ils lui répondirent sdors <( qu'il eût à les attendre pour le lendemain *[^5 juin 8Ai), à la deuxième heure du jour; qu'ils viendraient demander entre eux et lui ce jt^ement du Dieu tout-ptdssant auquel il les avait forcés de recourir contre leur volonjé. » « La bataille, dit l'historien Nithard, qui combattait dans l'armée de Charies le Chauve, s'engagea sur les bords d'une petite rivière de Bourgogne. Louis et Lotliaire

en vinrent aux mains dans un endroit noituaé les Bretignelles, et là Lothaire vaincu prit la âiite. La portion de rannée que Gharies attaqua d^uois le lieu noouné le Fay s*enfiiit aussi Les deux rois furent donc vainqueurs. » Le carnage fut inunense ; aucune journée , depuis Torigine de la monarchie, navait coûté tant de sang aux vaincus et aux vainqueurs.

Cependant là guerre se prolongea deux ans encôare, et ce ne fut qu'en Ski que fiit conclu le traité de Verdun, qui consomma le démembrement de l'empire de Gharlemagne. G'est à dater de cette époque que commence vraiment la France moderne, et que la nation française, pure du mélahge g^pmanique, se. montre sur la scèae de l'histoire.

œMBAT DE BRISSARTHE. — 25 JUILLET 866.

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