‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 5)Chapitre 42 sur 155 · PRISE DE TRIPOLI · texte numérisé non relu

PRISE DE TRIPOLI

Baudouin, le conquérant d'Édesse, appdé à la succession de son frère, porta sur le trône de Jérusalem moins de vertus, mais ime plus ardente et plus belliqueuse ambition. Ârsur, Césarée, Ptolémaîs, Béryte tombèrent successitement sous ses coups, et ce fut sous son règne que le vieux comte de Toulouse, Raymond de Saint- Gilles, qui avait juré de finir ses jours en Orient, alla assiéger Tripoli, pour laisser à sa famille un héritage en terre sainte. Tripoli , en effet , située dans upie riante plaine, au pied du Liban, et renommée alors par la richesse de son sol, par son commerce et par sa vaste bibliothèque, promettait au vainqueur ime magnifique proie. Mais la mort vint firappcr Raymond devant cette

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place, et le soin d'en poursuivre le siège resta à son fils Bertrand, qui venait d'arriver d'Europe avec une troupe de chevaliers et une flotte génoise. Le eaJife du Caire, dans la molle oisiveté, de son harem, défendit mal Tripoli, à laquelle il ne demandait que da hois d^ abricotier pour ^n fabriquer les laths de ses esclaves. La ville, abandonnée à elle-même, fiit réduite à capituler, et remise par Baudouin aux mains du comte de Saint-Gilles.

AFFRANCHISSEMENT DES œMMUNES. — 1 H3.

Alaux. — iSSy.

Le conunencemeht du xii* siècle vit éclater en France une importante révolution. De toutes parts les villes courbées sous le joug féodal firent un grand effort pour s'aflBranchir, les unes par voie de transaction, les autres à main armée, et plusieurs s'empressèrent de mettre sous la protection de la royauté leur liberté reconquise. Louis le Gros fut le premier de nos rois à qui les communes émancipées s'adressèrent pour en obtenir la confirmation de leurs privilèges. Amiens, Abbeviile , Laon , Saint-Quentin i Noy on , Soissons , Beauvais , toutes villes rapprochées du siège de la royauté capétienne , reçurent de la main de ce prince leurs chartes d'afiranchissement. Presque partout ce fut l'évêque qui, avec les plus notables bourgeois, s'en vint solliciter ce bienfait de l'autorité royale.

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