‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 5)Chapitre 44 sur 155 · JOLLIVET · texte numérisé non relu

JOLLIVET

La conquête de l'Angleterre par Guillaume le Bâtard (1066) avait été le signal d'une rivalité inévitable entre le vassal couronné et le suzerain. Cette rivalité passa en héritage à lem-s successeurs, et Henri I* soutint une lutte acharnée contre Louis le Gros. Ce fut au milieu de cette lutte (1124) qu'il appela à son aide son gendre, l'emperem* Henri V, et le pria d'envahir la France avec une puissante armée.

A la nouvelle des préparatifs de l'empereur, Louis le Gros convoque autour de lui tous les vassaux de la couronne. Cet armement féodsd, le plus grand qu'on eût vu jusqu'sdors, atteste combien Louis le Gros par sa vaillance chevaleresque avait rendu d'éclat à la royauté. « Toute la baronie de France , disent les Chroniques de Saint-Denis, esmue de grand desdain et grand despit, se réunit sous sa bannière. » Suger porte la force de l'armée jusqu'au nombre sans doute exagéré de quatre à

60 GALERIES HISTOBIQUES

cinq cent mille hommes. Ce fiit lui qui, comme abbé de Saint-Denis, remit aux mains de Louis le Gros Tonflamme que le prince vint chercher en grande pompe, avant de marcher contre Tennemi. Mais il n alla pas plus loin que Reims : Henri V, en apprenant Timmense prise d'armes de la nation frailçaise , avait renoncé à envahir le royaume.

Page 1