‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 5)Chapitre 70 sur 155 · ÉTATS GÉNÉRAUX DE PARIS · texte numérisé non relu

ÉTATS GÉNÉRAUX DE PARIS

Abil de Pujol. — 1837.

A la mort de Charles IV, troisième fils de Philippe le Bel, la succession au trône demeurait incertaine. Si la veuve de ce prince, qui était grosse, mettait au monde im fils, la branche directe des rois capétiens devait se perpétuer en lui ; mais si elle accouchait d'ime fille, une importante (juestion se présentait, déjà décidée à lavénement des deux rois précédents ^ mais qui demandait alors une solennelle et dernière solution. Philippe de Valois, neveu de Philippe le Bel, et le plus proche héritier mâle de la coiu'onne, crut devoir, en cette circonstance, comme Philippe V lavait fait en iSiy, soumettre ses droits à l'arbitrage national. Ce ne furent pas toutefois des états généraux, comme ceux de i3o2, avec le vote séparé des trois ordres, qui furent convoqués par iiii à Paris; il y réunit tout le baronnage avec les principaux prélats du royaume, en leur adjoignant des docteurs en droit civil et canonique, dont la science devait appuyer ses prétentions far l'autorité des textes. On sait que leur grand argument fiit emprunté à l'antique loi des Francs Saliens, qui interdisait aui femmes l'héritage de toute terre emportant l'obligation du service militaire. De là le nom de loi salique imposé depuis lors au principe de droit national qui fait passer en France la couronne de

mâle en mâle. Ph^ppe de Valois, déclaré régent par les suffrages de cette assemblée, se trouva roi le jour où Jeanne d'Évreux mit au monde une fille.

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