‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 5)Chapitre 72 sur 155 · LA FLOTTE DE PHILIPPE DE VALOIS PILLE ET BRULE SOUTHAMPTON · texte numérisé non relu

LA FLOTTE DE PHILIPPE DE VALOIS PILLE ET BRULE SOUTHAMPTON

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Edouard III n attendait que l'occasion de disputer, les armes à la main, la couronne de France, qui lui avait été refusée par le vœu national. Bientôt, allié aux communes de Flandre qui reconnaissaient ses droits, et^ confiant dans l'assistance que l'Allemagne lui avait promise , il publia un manifeste dans lequel il exposait ses griefs et déclarait la guerre au roi de France. Menacé à la fois sur terre et sur mer, Philippe de Valois engagea à sa solde des vaisseaux espagnols , que leurs capitaines louaient alors au plus o&ant. Il appela aussi des mers ' d'Italie vingt gadères de Gênes et vingt de Monaco, sous les ordres d'Aitone Doria et de Barbavara , corsaire de Porto-Venere. A cette flotte étrangère il joignit tout ce qu'il put rassembler de navires français des côtes de Bretagne, de Normandie et de Picardie, et il nût le tout sous les ordres de Hugues Quieret , amiral de France , et de Pierre Behuchet, son trésorier.

«Si trestôt, dit Jean Froissart, que messire Hugues

Quiéret et ses compagnons entemUrent que les défiances étoient et la guerre ouverte entre la France et l'Angleterre, ils vinrent un dimanche matin au havre de Hantonne (Southampton), entrementes (pendant) que les gens étoient à messe; et entrèrent lesdits Normands et Génois en la ville et la prirent, et la pillèrent, et robèrent tout entièrement, et y tuèrent moidt de gens, et chargèrent leurs nefs et leurs vaisseaux de grand pillage qu'ils trouvèrent en la ville , qui étoit pleine, drue et bien garnie, et puis rentrèrent en leurs nefs. Et quand le flux de la mer fut revenu, ils se désancrèrent et cinglèrent à l'exploit du vent devers Normandie , et s'envinrent rafiraîchir à Dieppe , et là départirent leur butin et leur pillage ^»

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