CLÉMENCE DE LOUIS XIL — AVRIL
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Louis XII, à la tête du parti des princes» avait troublé de ses prétentions ambitieuses la minorité de Gharies VID. Vaincu à la bataille de Saint-Âubin-du- Cormier par le sire de la Trémoille, fl était tombé prisonnier entre ses mains, et avait expié ses rêves de domination par uue captivité de trois années.
Lorsque la couronne passa sur la tête de ce prince, en ligS, tous ceux qui avaient servi contre lui le roi son prédécesseur occupaient les plus hauts emplois à la cour; la Trémoille, entre autres, avait Tofifice de premier chambellan, a Le roi le manda de son propre mouvement, le confirma en tous ses états, oflfices, pensions et bien£adts, le priant de lui être aussi loyal qu'à son prédécesseur, avec promesse de meilleure récompense ^ » A ce noble traitement Louis XII ajouta cette parole si belle et si connue : a Le roi de France ne venge pas les injures du duc d'Oriéans. » Il traita avec la même gén^osité les autres courtisans, à qui leur dévouement pour Gharies VIII faisait redouter son inimitié; il leur annonça qu'aucun d'eux ne serait privé de ses emplois et de ses honneurs.
' Mémoires de la TVémoitte, ch. viii, p. i58.