‹ Galeries historiques du Palais de VersaillesChapitre 238 sur 299 · MARILLAC (MICHEL DE · texte numérisé non relu

MARILLAC (MICHEL DE

GARDE DES SCEAUX DE FRANCE

TROISIÈME FILS DE GUILLAUME DE MARILLAC, SEIGNEUR DE VER- RIERES, ETC. GÉNÉRAL DES MONNAIES, INTENDANT ET CONTROLEUR GÉNÉRAL DES FINANCES, ET D'ANTOINETTE CAMUS DE SAINT- BONNET, SA SECONDE FEMME.

(N* 2400.) Tableau du lerap*.

Né à Paris, le 9 octobre 1 5(33. — Marié, i° le \i juillet 1587, Nicole de la Fortcrie, fille de Jean, seigneur de la Fortcrie au Maine, et de Marie Carrier; i° au mois de septembre 1601, à Marie de Saint-Germain, veuve de Jean Amelot, président aux enquêtes. — Mort le 7 août 1 63 u.

Michel de Marillac, issu d'une ancienne famille d'Auvergirc, entra dans la magistrature pendant que son frère suivait la carrière des armes. Il siégeait au parlement de Paris dans les temps de la Ligue, et sa piété vive et fervente le rangea dans ce parti. 11 n'en fut pas moins un des magistrats qui, en 1 5(j/i , rendirent l'arrêt par lequel tout prince étranger était exclu de la succession au trône

de France. Mariilac remplit, sous Henri IV, les fonctions de conseiller detat. Pour son malheur, il fut remarqué par le cardinal de Richelieu, qui en 1 626 le fit entrer avec lui au ministère en lui confiant la surintendance des finances du royaume. Deux ans après il fut nommé garde des sceaux, et en cette qualité porta la parole devant l'assemblée des notables convoquée à Paris, au mois de décembre 1626, pour donner au Roi « les conseils qu'ils jugeraient en leurs consciences les plus salutaires et convenables au bien de la chose publique. » Le Code Michau, ainsi nommé par une injuste dérision, fut le monument législatif dans lequel Mariilac s'efforça de répondre aux vœux de cette assemblée (janvier 1 629/; mais déjà l'union n'existait plus entre l'honnête et pieux Mariilac et le grand ministre qui l avait fait monter a côté de lui au pouvoir. Vainement Richelieu avait essayé de retenir par le lien de ses bienfaits le garde des sceaux et son frère le maréchal : l'un et l'autre étaient contre lui dans le parti de la reine mère. Ne pouvant se les attacher, il se résolut à les perdre. Le lendemain de la journée des Dupes ( 1 1 novembre 1 63 o), les sceaux furent redemandés à Michel de Mariilac; puis il fut emprisonné au château de Caen, à celui de Lisieux et enfin à Chàteaudun. Ce fut là que, trois mois après le supplice de son malheureux frère, il mourut, le 7 août i632 , dans la soixante et dixième année de son âge. Il avait fait une traduction française de l'Imitation de Jésus-Christ, qui contribua beaucoup alors à populariser cet admirable ouvrage.

' PONTC HARTRAIN (PAUL PHÉLYPEAUX, .

siicmrn di) ,

SECRÉTAIKE D'ÉTAT,

TROISIÈME FILS DE LOUIS PHELYPEAUX, SEIGNEUR DE LA CAVE ET DE LA VRILLIÈRE , CONSEILLER AU PRÉSIDIAL DE BLOIS, ET DE RADÉGONDE GARRAUT.

(N* 2407. ) M~ Brune , d'après on portrait de U col-

lection du château de Beauregard.

Né à Blois, en i 56g. — Marié à Anne de Beauharnois, fille de François de Beauharnois, seigneur de Miramicon, et d'Anne de Bourdineau. — Mort le 1 1 octobre 1621.

Paul Phélypeaux est la souche de toute cette lignée de ministres qui, sous les noms de Pontchartrain , de la Vrillière, de Saint-Florentin et de Maurepas, devaient siéger sans interruption dans les conseils de nos rois jusqu'à la veille de la révolution française. Il fut d'abord secrétaire des commandements de la reine Marie de Médicis, et fut fait par elle secrétaire d'état, après la mort de Henri IV, en 1610. Il siégea à l'assemblée des notables de Rouen en 1 6 1 7, et accompagna Louis XIII dans sa campagne contre les huguenots en 1 6a 1 : ce fut au milieu de cette expédition que Paul Phélypeaux mourut à Castel-Sarrazin , dans la cinquante-deuxième année de son âge.

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