‹ Galeries historiques du Palais de VersaillesChapitre 254 sur 299 · DE BALZAC · texte numérisé non relu

DE BALZAC

(N* 2W3.) Ancienne collection de l'Académie.

Né à Angoulême, en i5q/i. — Mort le 18 février i655.

Balzac fit pour la prose française ce que Malherbe avait fait pour la poésie. Ouvrier ingénieux et patient, il martela la langue, il la lima et la polit avec autant d'art que de soin , et en fit un instrument tout prêt pour ceux qui sauraient le manier en maîtres. Balzac commença par résider à Rome , avec le titre d'agent du cardinal de la Valette. Venu ensuite à Paris, il ne tarda pas à attirer par son mérite les regards de Richelieu, qui, parmi ses grandes entreprises, avait conçu celle du perfectionnement de la langue française. Balzac siégea à l'Académie lors de sa fondation en i 634. Mais là ne s'arrêtèrent pas pour lui les faveurs du puissant ministre : il obtint le brevet de conseiller d'état et une pension de 2,000 livres. Son existence littéraire était grande , et ne le cédait en éclat qu'à celle de Voiture : comme lui il était un des oracles de l'hôtel de Rambouillet; mais la critique haineuse et violente d'un religieux qui s'était lait son zoïle,

vint empoisonner ses triomphes, et le dégoûta du séjour de la capitale. Il se retira dans une terre qu'il avait sur les bords de la Charente et y acheva ses jours en 1 655.

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