‹ Galilée les droits de la science et la méthode des sciences physiquesChapitre 20 sur 52 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

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bonne. II crut aller chercher la paix hors de France. Mais, tandis que le P. Mersenne, pourtant si prodigue de l’accusation d'athéisme, prenait chaleureusement sa défense, il trouva en Hollande les dénonciations du protestant Voël, qui voulait le faire condamner comme athée, et l’intolérance absurde du pouvoir civil, qui défendit au professeur cartésien Regius d’enseigner la circulation du sang. Descartes finit par aller trouver une courte tranquillité et une prompte mort dans un exil volontaire sous le rude climat de la Suède.

Italien et zélé pour les progrès de sa patrie dans les sciences, Galilée eut raison de rester en Italie, quelque déplorable que fût alors l’état politique et moral de la Péninsule; mais il commit une faute, expliquée d’ailleurs par l’ainour du pays natal et des studieux loisirs, lorsqu’il se laissa séduire par la sinécure honorable et bien réliibuée qu’on lui offrait à Florence, et par la bienveillance impuissante des grand-ducs de Toscane, faibles successeurs du gonfalonier Laurent le Magnifique, et que, malgré les conseils de ses amis de Venise, il quitta sa chaire de Padoue et l’appui d’un gouvernement assez fort pour le protéger. Telle est la seule imprudence, grave, mais bien excusable, qu’on puisse lui reprocher.

Quant aux imprudences et aux fautes sans nombre que sir Brewster, M. de Reumont et surlout M. Philarèle Chasles reprochent à Galilée, il seraittrop long de les prendre une à une pour l’en disculper, et il est déjà disculpé de presque toutes par le simple exposé des faits, tel que nous l’avons présenté. Mais il est une de ces imprudences prétendues à laquelle il faut nous arrêter, car elle est accusée par une pièce qu’il est nécessaire d’examiner ici.

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Celte pièce, qui porte le nom de Buonamici, mari de la belle-sœur du fils de Galilée, et ami dévoué de ce savant, n’est pas une lettre, comme le dit M. Chasles 1 , mais une Relation ilu procès de Galilée. Elle a été publiée par Nelli et reproduite par Venluri. M. Chasles, qui l’a empruntée à M. de Reumont, n’en donne que les deux tiers. M. Albèri* l’a reproduite en entier; mais il ne la donne, dit-il, comme la lettre prétendue de Galilée à Renieri, que pour ne rien omettre, et il a soin de prévenir les lecteurs que celte relation est de petite ou nulle importance. Il justifie cette appréciation dans quelques notes, où il relève une partie des faussetés patentes que cette pièce contient, mais sans nier qu’elle soit de Buonamici. Je crois qu’il aurait dû le nier, ou du moins en douter. Il est vrai que, par une lettre du 5 septembre 1633, Buonamici annonce à Galilée l’envoi qu’il lui fait d'une relation de son procès; il dit qu’elle est l’œuvre d'un ami, qui en a expédié des copies en Allemagne, en Espagne et en Flandre, mais qui, n’ayant pu conférer avec Galilée avant son -brusque départ de Rome, craint d’avoir commis quelques erreurs et le prie de les excuser*. Admettons l’authenticité de la lettre : elle ne dit pas du tout que la relation soit de Buonamici, ni que Buonamici la considère comme véridique. Mais, d’ailleurs, il me parait bien probable que la relation dont il est question dans cette lettre n’existe plus, et que la lettre a donné, à un faussaire trèspostérieur et très-mal renseigné, la pensée d’en fabriquer une à sa guise. En effet, il me paraîtrait incroyable qu’un

1 P. 121-150. Voyez noire Notice bibtiogr., n° MI. — * IX, 449-452. Comparez IX, 393. — s IX, 392-393.

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contemporain des événements, et surtout un ami de Galilée, eût pu écrire dés faussetés du genre de celles que la relation contient. L'auteur de la relation maltraite fort ceux qu’il considère comme ennemis de Galilée , et surtout le P. Macolani de Firenzuola , commissaire du saint-office. Mais, au contraire, l’ambassadeur Niccolini et le P. Castelli, très-dévoués tous deux à Galilée, tous deux à portée d’être bien informés, et dont le témoignage s’accorde avec des faits constants et avec des pièces authentiques, nous représentent le P. Firenzuola comme faisant ce qu’il peut en faveur de l’accusé. D’un autre côté, le prétendu Buonamici prend, en parlant de Galilée, un ton de persiflage qui me parait trahir un faussaire pareil à ce duc Gaetani, auteur de la fausse lettre de Galilée à Renieri, introduite de même dans la collection de Nelli. Ces deux pièces se valent et se ressemblent ; elles s’accordent entre elles et elles sont en désaccord flagrant avec les documents authentiques; elles sont peut-être de la même main. Du reste, quel que soit l’auteur de cette relation, elle est indigne de toute confiance.

Dans cette pièce, il y a deux choses frappantes : l’imprudence qu’elle reproche à Galilée, et l’issue quelle attribue à son procès; l’une n’est pas plus vraie que l’autre. Sur le premier point, on y lit qu’en 1633, au lieu de venir à Rome se livrer à l’inquisition, il n’a tenu qu’à Galilée de se donner de l'air, comme ses amis le lui conseillaient. Or, au contraire, ce qu’on lit dans les lettres de tous les amis de Galilée, non-seulement dans celles de l’ambassadeur Niccolini, des PP. Castelli et Cavalieri et de Geri Bocchineri, dans celles de Campanella et dans celles de Fra Mieanzio, suc-

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cesseur de Fra Paolo Sarpi à Venise, c’est le conseil d'obéir*. Passons au second point. Voici quelle fut, suivant la fausse relation, la fin du procès : Galilée, à genoux, adressa à ses juges des supplications, qu’il termina en leur disant que, si Leurs Éminences jugeaient le livre digne du feu, il offrait de le brûler lui-même publiquement et de payer les frais du bûcher, mais à condition qu'on lui dirait les causes des poursuites dirigées contre lui; ensuite il lut l’abjuration rédigée par le P. Firenzuola, et obtint plus tard l’autorisation de retourner en Toscane. Ainsi Galilée aurait ignoré, jusqu’au moment de son abjuration, pourquoi il était poursuivi, et il aurait sommé plaisamment ses juges de le lui dire ! Aucune sentence n’aurait été rendue contre lui ! Il n’aurait pas été condamné à un emprisonnement illimité, commué bientôt en une séquestration perpétuelle ! Voilà ce que ni Buonamici ni un autre ami de Galilée n’a pu dire et espérer de faire croire en 1633, lorsque la sentence rendue contre Galilée venait d’être lue publiquement dans toutes les grandes villes d’Italie et d’être publiée dans toute l’ Europe ! Le narrateur ajoute que Galilée est parti pour la Toscane depuis quelques jours, très-content d'avoir méprisé le conseil de ceux qui le dissuadaient de venir à Rome ! Celte conclusion, qui contredit le commencement, n’est qu’une mauvaise plaisanterie de plus.

M. Philarète Chasles, sur le second point, sait à quoi s’en tenir, et constate que Galilée a été condamné et séquestré pour le reste de ses jours; pourtant il ose invoquer, sur le

* IX, 299 , 304, 305. 308, 311, 313-314, 316-317, 318-320, 321-322, 323-324.

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premier point, l'autorité de cette relation mensongère, à laquelle il ajoute un commentaire bien étrange : s’emparant de ce prétendu témoignage de Buonamici et d’une phrase qu’il attribue 1 faussement à Niccolini, mais qui est contraire à tout- ce qu’on lit dans les lettres écrites à cette époque par cet ambassadeur, M. Chasles* reproche à Galilée d’être allé follement se constituer prisonnier volontaire à Rome, maigre les conseils de ses meilleurs amis, et de ne s’ètre pas plutôt enfui à Venise, où il aurait dû se joindre à Sarpi, à Campanella et aux autres exilés. On croit rêver en lisant de pareilles fantaisies. Le moine servite Fra Paolo Sarpi, vénitien de naissance, qui fut membre du conseil des Dix, et qu’on tenta une fois d’assassiner, mais qui ne fut jamais exilé, était mort à Venise depuis dix ans, quand Galilée fut traduit, en 1632, devant l’inquision romaine; c’était donc dans l’autre monde, et non ù Venise, que Galilée aurait pu aller le rejoindre. Passons à Campanella, auquel, suivant l’expression pittoresque de M. Chasles 5 , « avec le mot hérétique on brisa les os. » Campanella était un moine dominicain, philosophe et patriote, qui, ayant voulu soulever les Calabres contre le joug espagnol, avait subi une longue captivité pour cause politique h Naples. En 1632, était-il exilé & Venise? Non, il n’y a jamais été. En 1632 et en 1633, il était libre à Rome, sous la protection d’Urbain VIII, qui, pour le tirer des prisons de Naples, avait feint de le faire traduire pour hérésie devant le saint-office ; en 1632, Campanella écrivait de Rome à Galilée, pour l’engager à venir se défendre devant ce tribunal et à espérer une sentence favorable. Plus

1 I». 103. — 4 P. 1 10 et 163- lOi. —5 P. 39.

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tard, menacé dans Rome par les violences des agents de l’Espagne, le P. Campanella, recommandé par Urbain VIII à Richelieu, qui lui fit une pension, quitta Rome en 1656, pour trouver un asile plus sûr eu France, où .il vécut tranquille et mourut en 1659 : le mot hérétique lui avait ouvert les portes de sa prison de Naples. Arrivons à Galilée : cité de la manière la plus imprévue à comparaître devant l’inquisition romaine pour rendre compte de la publication d’un ouvrage approuvé pour l’impression par l'autorité ecclésiastique, Galilée se vit dans la nécessité de promettre d’obéir à la citation et d’en prendre l’engagement écrit envers le grand inquisiteur de Florence, chargé de veiller à l’exécution de cette promesse; après un délai pour cause de maladie, ce vieillard de soixante-neuf ans, malade encore, fut forcé, non-seulement par les ordres menaçants du pape, mais par un ordre du grand-duc tremblant devant Urbain VIII, de monter en litière et de se faire transporter à Rome, comme M. Chasles lui-même* le raconte. Voilà comment Galilée alla follement se constituer prisonnier volontaire à Rome en 1655 ! Et voilà comment, au dix-neuvième siècle, on écrit l’histoire de Galilée et de ses imprudences prétendues !

Le protestant sir David Brewsler, certains catholiques anglais et M. Charles Barihélemy* s’accordent contre Galilée sur un autre point : non-seulement ils adoptent les mensonges de Mallet du Pan sur les fautes par lesquelles Galilée aurait causé lui-même sa perte, mais sur la liberté prétendue que

* P. 165-tGfi et 181-182. — * Voyez notre Notice bibliogr , n" XXXVII. XLIV et LH.

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l’autorité ecclésiastique lui aurait laissée, s’il avait voulu être sage, ils exagèrent et développent l’assertion mensongère du journaliste génevois : ils prétendent que, pour publier tout à son aise un traité purement scientifique en faveur du nouveau svstème du monde, sans avoir rien à craindre pour lui-même et pour son œuvre, Galilée n'aurait eu qu’à imiter Copernic en dédiant l’ouvrage au pape Urbain VIII, qu’à rappeler avec adresse la dédicace de Copernic acceptée par le pape Paul III, qu’à faire appel aux dispositions favorables de plusieurs dignitaires de l’Église, et qu’à protester, comme les PP. Catnpanella et Foscarini, de son entière soumission aux décisions ecclésiastiques. Une telle assertion, que M. Valson a reproduite en l’atténuant un peu, trahit de la part de ses auteurs une ignorance complète de la différence entre l’époque de Copernic et celle de Galilée, et de la situation périlleuse qui était faile en Italie, dès avant 1615, aux défenseurs du mouvement de la terre. Les attaques violentes dirigées en 1614, par exemple par le P. Caecini, contre cette opinion prétendue hérétique ; la dénonciation secrète portée par le P. Lorini et appuyée par le P. Caccini contre Galilée, au commencement de 1615, devant l’inquisition romaine, pour cette même opinion ; les condamnations prononcées en 1616 contre l’ouvrage de Copernic et contre celui du P. Foscarini par la congrégation de l’index ; l’impossibilité, pour le P. Campanella, de publier en Italie son Apologie de Galilée , et la nécessité qu’il subit de désavouer la publication qui en fut faite à Francfort; le silence absolu imposé dès 1615 au P. Castelli par l’université de Pise, et en 1616 à Galilée par l’inquisition romaine, sur le nouveau système du monde ; la prohibition prononcée à

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Rome, en 1619, contre Y Abrégé de ï Astronomie copernicienne publié par Kepler ; tous les faits du procès de 1 633 tels que nous les avons rapportés, et tous ceux que nous allons encore exposer d’après des documents certains, montrent la fausseté complète de celte assertion, que sir Brewster a lancée dans son livre sur les Martyrs de la science, et que des détracteurs de Galilée ont ratnassée avec tant d’empressement.

Dans ce même livre, sir Brewster a émis une autre assertion que personne, je crois, n’a été et ne sera tenté de reproduire. Suivant lui, Galilée s’est perdu follement par la faiblesse qu’il a montrée devant l’inquisition : en désavouant le système de Copernic, il se reconnaissait répréhensible, et par conséquent il devait être condamné pour l’avoir enseigné. Si, au contraire, il avait soutenu imperturbablement devant les inquisiteurs la vérité de ce système et le droit qu’il avait de le professer, il aurait été infailliblement absous par l’inquisition : c’est sir Brewster qui en répond ! Mais qui ne sait que l'inquisition réservait ses plus grandes rigueurs pour ceux qui refusaient d'abjurer, et qu’elle traitait avec beaucoup plus de douceur ceux qui avouaient et abjuraient ?

Dans un autre ouvrage, dans ses Vies de Copernic et de Galilée, le même savant, moins fort en histoire qu’en physique, trouve que, pour expliquer la différence entre la conduite de Paul III à l’égard du chanoine polonais, et celle d Urbain VIII à l’égard du savant florentin, il faut nécessairement supposer qu’autant Copernic était dévoué à la religion, autant Galilée, autrefois lié avec Fra Paolo Sarpi, était un ennemi habituel et déclaré de la foi catholique, et que la

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publication de son Dialogue n’a servi que de prétexte pour sévir contre ce mécréant. Celte calomnie insigne est acceptée de bonne foi par le catholique irlandais M. Madden, et en France par M. de la Rallaye. Ils ignorent quel esprit nouveau d’intolérance en matière scientifique le péripatétisme avait réussi à susciter en Italie au commencement du dixseptième siècle, pour défendre sa domination chancelante.

Je ne puis pas non plus passer sous silence quelques assertions de Joseph de Maistre, trop fidèlement reproduites par M. l’abbé Rohrbacher 1 . Tout en avouant que l’inquisition, tribunal faillible, s'était trompée sur le foml de la question, et que le livre condamné avait été bien et dûment approuvé pour l’impression par l’autorité ecclésiastiqne à Rome et à Florence, Joseph de Maistre dit vaguement que l’accusé s'était donné tous les torts envers le tribunal. Suivant lui, Galilée dut enfin à ses imprudences multipliées une mortification qu’il aurait pu éviter avec la plus grande aisance et sans se compromettre aucunement. Joseph de Maistre en parle fort à son aise; mais les faits parlent plus haut et méritent mieux d’être entendus. 11 ajoute que dans ses dépêches l’ambassadeur du grand-duc à Rome déplore les torts de Galilée. S'agit-il de certains extraits d’une dépêche écrite en 1616 par Guicciardini ? Nous avons vu que ces extraits prétendus, qui, d'ailleurs, ne concerneraient pas le procès de 1633, mais celui de 1616, dans lequel Galilée ne fut pas condamné, sont l’œuvre du faussaire Mallet du Pan. S’agit-il des dépêches authentiques écrites en 1632 et en 1633 par l’ambassadeur Niccolini? Elles n’attribuent aucun tort à

' Voyez notre Notice, n* XXVI.

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Galilée ; mais Joseph de Maistre lui en trouve trois principaux : « S’il s’était abstenu d’écrire, dit-il, comme il en avait donné sa parole; s’il ne s’était pas obstiné à prouver le système de Copernic par l’Écriture sainte; s’il avait seulement écrit en latin,... il ne lui serait rien arrivé. » Commençons par les deux derniers points. Pour les écarter, deux remarques suffisent ; d’une part, Y Abrégé de l'Astronomie copemicienne, publié par Kepler, était en latin ; cependant il fut condamné à Rome en 1619, et resta prohibé en Italie; d’autre part, il est faux que, depuis 1616 jusqu’à 1632, Galilée ait essayé soit de prouver le système de Copernic par la Bible, soit seulement de le concilier avec les textes sacrés; son ouvrage condamné ne contient aucune tentative de ce genre, et il en est de même du texte authentique de ses réponses dans tous les interrogatoires et de sa défense écrite devant l’inquisition *; c’est là, et non dans la lettre apocryphe à Renieri ou dans l’article de Mallet du Pan *, qu’il faut chercher la vérité sur le procès de Galilée. Quant au premier point, Joseph de Maistre oublie qu’en 1616 l’inquisition avait imposé à Galilée, sous peine de prison, la promesse non-seulement de ne rien écrire, mais de ne rien dire de quelque manière que ce fû 1 , en faveur du système de Copernic. Assurément, Galilée n’aurait pas eu à craindre d’être inquiété pour ses opinions astronomiques, s’il avait pu se résignera ne les exprimer jamais d’aucune façon. Il est trop clair qu’à celte condition il pouvait éviter son procès avec la plus grande aisance et sans se compromettre aucune-

• P. 96-106 de M. de l'Êpinois. — * 11 invente des sottises, et les met dans la bouche de Galilée. C’est là que Joseph de Maistre et M. Barthélemy ont pris leurs renseignements.

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