‹ GalileeChapitre 14 sur 42 · SES ÉTUDES SUR LE SYSTÈME DE COPERNIC · texte numérisé non relu

SES ÉTUDES SUR LE SYSTÈME DE COPERNIC

» au jour. Je redoute le sort de notre maître Coper- » nie. S’il s’est acquis auprès de quelques-uns une » gloire immortelle, il n’est pour une infinité de gens, » tant est grand le nombre des sots, qu’un sujet de » raillerie et de mépris (1) . »

Dans sa réponse du 13 octobre 1597, Kepler insiste sur l’utilité de toute espèce d’efforts dans le but de faire accepter, comme une vérité de fait, la doctrine de Copernic, même avant d’être parvenu à en obtenir des démonstrations propres à entraîner la conviction des mathématiciens.

Il ne répugnerait pas, pour obtenir ce résultat, à recourir même à la dissimulation et à l’ascendant de l’autorité de savants de profession sur l’esprit de ceux qui ne peuvent juger à fond ces questions. « Mais à » quoi bon la ruse, ajoute-t-il ; prenez confiance, Ga- » filée, et allez en avant. Si je ne me trompe, bien » peu, parmi les principaux mathématiciens de l’Eu- » rope, consentiraient à se séparer de nous, tant il y » a de puissance dans la vérité. Si, pour la publicité, » l’Italie vous refuse des facilités ou vous oppose des » obstacles, peut-être l’Allemagne nous donnera- * t-elle la liberté nécessaire (2). »

(1) Lettre de Galilée à Kepler , t. VI, p, il.

(2) Lettre de Kepler à Galilée, t. VIII, p. 21.

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