VII, 128. — 2 VII, 52-53; X
avait faite en 1615. Le véritable auteur de la traduction était encore Diodati ; mais il avait pris le pseudonyme de Ruberto Robertini Rorasso^de peur de faire soupçonner la participation de son ami Galilée à cette publication. Le 26 juin 1656, Galilée annonçait avec joie cette publication au vénitien Fra Micanzio, et exprimait le désir que des exemplaires fussent introduits en Italie pour la confusion de ses ennemis. C’est que la réputation de bon chrétien et de vrai catholique n’était pas moins chère à Galilée que celle de bon astronome. Sur le second point, sa réputation avait été défendue en 1652 et en 1655 par la-publication du texte et de la traduction latine du dialogue astronomique; sur le premier point, elle l’était en 1656 parla publication simultanée du texte et de la traduction de la lettre à la grandeduchesse. Nous avons vu2 avec quel accent de conviction profonde, dans sa lettre du 21 février 1656 au savant Peiresc, il maintient le caractère irréprochable de tous ses écrits, de ses intentions et de ses sentiments au point de vue de la foi catholique.
Le 5 avril 1655, le mathématicien français Carcavi écrivait à Galilée pour lui proposer de faire imprimer en France une édition de ses œuvres. Le 17 avril de la môme année, Peiresc lui adressait le même conseil. Mais ce projet, continué pendant deux ans avec Carcavi, ne se réalisa pas. En 1656 et en 1657, Galilée écrivait de nombreuses lettres à Fra Micanzio, qui lui servait d’intermédiaire dans une négociation avec Elzevir pour faire imprimer une édition de ses œuvres en Hollande.