IV, 511-512. — 2 XIII
les causes secondes qu’on peut découvrir dans les œuvres de la nature et de Dieu, auteur de la nature, il faut nécessairement remonter jusqu’au miracle de l’action créatrice. Dans la première journée des Dialogues sur les sciences nouvelles1, abordant la difficile question de l’infini, il humilie sa raison devant un objet si sublime, tout en réclamant pour elle le droit de discussion libre, et il avoue que nos spéculations sur l’infini ne peuvent pas avoir l’infaillibilité qu’il reconnaît aux doctrines surnaturelles. Dans ses écrits de toutes les époques de sa vie, dans ses notes et dans ses lettres les plus confidentielles comme dans ses ouvrages publiés par lui-même, on trouve le témoignage de ces convictions sincères de Galilée, et l’on ne trouve pas une ligne qu les contredise.