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MORPHOLOGIE DE LA RÉGION FRONTALE

Le front, tel que nous allons l’envisager, est la partie de la tête qui s’étend de l’origine des cheveux aux sourcils, et d’une tempe à l’autre.

Sans nous arrêter aux difficultés d’une mensuration minutieuse, nous déterminerons simplement

la ligne anatomique qui sépare le front en deux parties latérales. Cette ligne va de la glabelle au bregma. Quant aux parties latérales, l’observation journalière démontre combien elles sont varices dans leurs formes: ici, encore, la symétrie est aussi rare qu'entre les hémisphères cérébraux. Nous essayerons, cependant, de les rattacher à trois types principaux : fronts carrés: fronts roiités ou fuyants : fronts mixtes.

1“ Dans le front carré, les bosses frontales de chaque côté se présentent plus ou moins saillantes dans leur rondeur, et forment, avec la crête de la fosse temporale, un encadrement de l’ensemble vertical du front. Les pans latéraux, d’un aspect convave, en dehors, dessinent la crête à laquelle s’insère le muscle temporal.

2“ Le front voûté, plus ou moins fuyant en arrière, représente dans son ensemble, un dôme, à pentes douces et arrondies en haut, à droite et à gauche, d’où résulte une atténuation des bosses frontales et de la crête du temporal.

Dans cette forme, comme dans la précédente, il y a équilibration des deux parties latérales, correspondante aux cas où les nécropsies cérébrales signalent des lobes égaux en poids et en volume.

Cette symétrie constitue les fronts les plus beaux et les plus rares.

3“ Les fronts mixtes, participant des deux formes précédentes, sont les plus communs. Prédominants tantôt à droite, tantôt à gauche, par leur volume et leur saillie, il en résulte, pour l’ensemble, un aspect heurté peu agréable à la vue.

Quant aux formes aflectées aux parties latérales du front dans ce type mixte, elles sont des plus variées, se rapprochant, à gauche de la forme carrée et, à droite, de la forme voûtée. Cette dernière variété est incontestablement la plus ordinaire : c’est à elle, comme nous le verrons plus loin, que se rattachent, par l’hémisphère droit, les cas d’ambidextrie, commune ou acquise^ qui ne sont que des cas de gauchisme corrigé.

Sans vouloir exagérer l’importance de ces bases morphologiques, notons qu’elles s’accordent avec les données anatomiques relatives au poids et au volume des hémisphères et à leur asymétrie. D’un côté comme de l’autre, l’équilibration s’observe exceptionnellement. Notons aussi, que, dans la comparaison des deux côtés d’un front asymétrique, une accentuation plus forte de la crête temporale est particulière au côté prédominant en volume.

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