octobre. — Sentence du Bailliage de Rouen
prononçant condamnation contre Louis Blondel, imprimeur en cette ville, au sujet d’une impression défectueuse. — « L’an de grâce mil cinq cens soixante dixneuf, le dix-septiesme jour d’octobre, en jugement devant nous Jehan de Brevedent, escuier, conseiller du Roy et de la Royne sa mère, lieutenant général au bailliage de Rouen. Entre les Gardes de l’estât de libraire et imprimeur en ceste ville de Rouen, demandeurs en approchement présens et par Thorel, leur procureur, d’une part. Et Loys Blondel, imprimeur, approché, deffendeur présent, d’aultre part. Parties oyes sur ledict approchement, faict faire par lesd. Gardes pour avoir donné grand nombre de Suffrages è s mains de Richard Aubert, libraire, de l’impression dudit Blondel, comme estant mal imprimez et ledit ouvrage vitieux, comme il a esté remarqué en plusieurs endroitz desd. Suffrages. Oy sur ce ledict Blondel, mesmes après avoir veu ledict ouvrage. / Il est dict à bonne cause ledict approchement, l’approché condamné en ung escu d’amende et aux despens desdicts Gardes et que led. ouvrage sera biffé, affin que aulcun n’en puisse estre abusé, lesquelz despens desd. Gardes ont esté par nous modérez et taxés à la somme de ung escu sol., ces présentes comprinses. Sy donnons en mandement... » (Arch. Dép. Seine-Infre, E. 490. Expéd. sur parch.).