janvier. — Sentence du Bailliage de Rouen
permettant à Nicolas Le Prévost d’imprimer la Conférence: du père Véron , jésuite, et de Langle , Ministre , ■ — mais, le Ministre ayant fait imprimer une pareille conférence à Quevilly, sans permission, et se voulant prévaloir de l’Edit, le P. Véron en fit complainte au bailly. Il se
trouva que le Procureur du Roy seul avait autorisé l’im-
pression du P. Véron et que le bailly n’avait point signé le permis. «Le P. Véron et le Ministre de Langle furent appelés dans la chambre du Conseil et entendus. Toute la faute retomba sur le greffier qui avait délivré l’expédition de la sentence, sans en parler au bailly. Il eut beau soutenir que de tout temps les choses se passaient ainsi, le bailly lui fit une forte remontrance et le condamna en trente livres d’amende, en la présence du P. Véron et
du Ministre de Langle. Il ordonna de plus que lesd.
Conférences seraient brûlées immédiatement ; mais les deux adversaires ayant déclaré qu’ils appelaient de cette condamnation, le bûcher ne fut point allumé. » La Cour réforma la sentence par arrêt du 19 février suivant et permit au P. Véron de faire imprimer son livre.
Cf. E. Gosselin, op. cit ., p. 144.