‹ Gallia typographicaChapitre 13 sur 143 · IO GEORGES LEPREUX · texte numérisé non relu

IO GEORGES LEPREUX

pas plus exacte, Jean Poche (Lottin aussi d'ailleurs1) a tout simplement confondu cet imprimeur du roi avec un homonyme, Jean Moreau qui fut effectivement interdit de la maîtrise.

Les deux auteurs dont je viens de parler ne sont donc pas en état de répondre aux questions que j'ai posées plus haut et je vais essayer de fournir aux lecteurs quelques renseignements pour la plupart inédits.

Calligraphe habile et distingué, Pierre Moreau était employé comme clerc aux finances, lorsqu'en 1626, il fit paraître sous le format petit in-folio : Les Vrays caracthères de Vescriture financière, selon le naturel de la plume, escrit^ et gravez par P. Moreau, clerc aux finances, achevé à Paris en 1626 2; en 1631: Les Saintes prières de Fâme chrétienne, escrites et gravées après le naturel de la plume, par P. Moreau, petit in 8° 3, ouvrages dont je n'ai pu rencontrer aucun exemplaire; enfin, en 1633, il publiait un joli album, in-4 oblong, intitulé :

Original des pièces Escrites et burinées par P. Moreau Mc Escrivain Juré A Paris contenant la facilité de bien Escrire les lettres financière et Italienne bastarde. Et se vend chez Ysaac Briot dem* fauxbourgs Sainct Germain Rue des boucheries. Auec priuilege du Roy. 1633. (In-4 oblong. 19 ff. n ch. ski B. N., V. 105 51, pièce 4.)

Pierre Moreau avait dès lors trouvé sa véritable voie : devenu maitre écrivain juré et aussi, comme on le verra bientôt, maître d'école, il voulait s'appliquer à populariser par la typographie l'art des belles écritures ; il se mit à tailler des poinçons et à établir les matrices de quatre sortes de caractères imitant la bâtarde et la ronde, qu'il dénomma financiers, sans doute en souvenir de son premier emploi. Il présenta ensuite au roi le résultat de ses travaux et il en obtint les lettres de privilège qui sont analysées plus haut et que j'ai reproduites intégralement dans les Documenta.

A partir de ce moment, les productions du nouvel imprimeur du roi ont été nombreuses et variées, tout au moins pour l'année 1643 : j'en ai pu voir quelques échantillons4, mais il y

(1) T. I. p. 102. — (2) Brunet, Manuel, III, col. i8g5.— (3) Ibid. — (4) A. / Discours prononcé aux obsèques de Louis Le Juste Dans La Ste Chapelle du Palais* Le xxvj juin 1643 [Trois fleurs de lis, deux et une] A Paris, chez Pierre Moreau, Imprimeur ordinaire du Roy ; Et se débite en son imprimerie, proche la porte du Grand Convent des RR. PP. Augustins. Avec privilège dv roy. (In-4. 68. p. ch. et un f. n. ch. pour le priv. de juillet 1643. Achevé d'imprimer le 26 août.

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en a beaucoup plus, qui sont d'ailleurs presque introuvables. Fort heureusement le Père Jacob nous en a conservé les titres et la sommaire description dans sa Bibliographia Parisina 4. Pour Tannée 1644, ^e P* Jacob fournit quatre nouveaux titres 2 : je n'ai pu mettre la main que sur un seul de ces ouvrages, mais il est important et se recommande aux bibliophiles et aux amateurs de livres à gravures 3. En 1645, Pierre Moreau faisait encore diverses publications 4 : elles sortaient cette fois d'un nouveau domicile qu'il avait établi dans la rue saint Germain l'Auxerrois, proche la Vallée de Misère, dénomination justifiée s'il en fût,

B.N., Lt>36 3402.) — B./La Belle esclave. Tragi Comédie de Monsieur de L'Estoille. [Les trois fleurs de lis.J A Paris, se vend en l'Imprimerie des Nouveaux Caractères de Pierre Moreau, Me Escrivain juré à Paris, & imprimeur ordinaire du Roy, proche le Portail du grand Convent des RR. PP. Augustins, et en la Boutique au Palais, en la Salle Dauphine, par François Rouuelin, à l'enseigne de la Vérité. 1643. (In-4. 100 p. ch. B. N., Rés. Yf. 675.) (1) Tome I, p. 21 : L'Imitation de Jésus-Christ. De la nouvelle Imprimerie

; inventée par Pierre Moreau maistre écrivain Iuré, à Paris. 1643. — p. 80 :

' La plainte du caresme. A Paris, de l'Imprimerie des Nouveaux Caractères

j de P< Moreau. — p. 84: Ad Invictissimum Principem Ludovicum Borbonium Enguiennensium Ducem. Post expugnatum Theodonis Villam. Ode. Parisiis, ex

,1 Typographia nova Pétri Moreau 1643. In-4. — (2) T. I p. 54 : A Monseigneur Monseigneur le Duc d'Anguien, Pair de France , Gouverneur & Lieutenant

i General de Champagne et Brie, & Généralissime de ses armées en Allemagne, Panégyrique. A Paris, De la nouvelle Imprimerie de P. Moreau. 1644

; In P. — p. 66 : Traité des Divertissements, Inclinations & Perfections Royalles. A Paris, de l'Imprimerie des nouveaux caractères de Pierre Moreau.

! 1644. In-8. — p. 81 : Iesus mourant. Poème. Dédié à la Reyne. Par Bigres. A Paris, de l'Imprimerie des Nouveaux Caractères inventés par P. Moreau, Imprimeur du Roy; Et se vendent au Palais par Jean Paslé. 1644. In-4. ~~ (3) Les Saintes Métamorphoses ov Les Changemens miraculeux de quelques grands Saints. Tirez de Leurs Vies Par J. Baudoin. A Paris, En l'imprimerie des nouueaux Caractheres de P. Moreau, Mc Escriuain Juré à Paris, & Imprimeur ordM du Roy, Et se vend en la boutique au Palais, à la Salle Dauphine, Par F. Rouuelin, à l'Enseigne de la Vérité. 1644. Auec Approbation des doct. etpriuil. du Roy. (In-4. 8 n.ch.424 p. ch. Front, gr. B. N., D., 6469. Très curieux portr. en taille douce, dessinés par P. Moreau, de: S. Longis, S. Paul, S. Eustache, S. Jean l'aumosnier, S. Genêt, S. Stanislaus, S. Guillaume, S. Iloncebon [HomebonJ, S. Yves, S. Ignace.) — (4) Voy. Jacob, Bibliographia Parisina, t. I. p. 90 : Advis au Public touchant les tromperies de LEscriture. Par Pierre Moreau, Imprimeur ordinaire du Roy. De l'impression dudit Moreau, 1645. In-8. — T. II, p. 26: Les Heures des Princes, Princesses, Seigneurs et Dames de la Cour, Dédiées à M. le Duc d'Orléans. A Paris, Par P. Moreau, Maistre Ecrivain juré à Paris et Imprimeur ordinaire du Roy es lettres et caractères nouveaux, & Chez Iean Paslé, au Palais. 1645. Avec les tailles douces. — p. 46: Les Quatrins du Seigneur de Pybrac, Conseiller du Roy en son Conseil privé. A Paris, de la nouvelle Imprimerie de Moreau, Chez Iean Paslé, au Palais. 1645. In-8.

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d'après le tableau que nous a laissé l'imprimeur du roi de la maison qu'il habitait et qu'il voulut fuir au plus tôt. Il plaida contre son propriétaire et publia un factum si curieux à tous les points de vue, que je n'ai pas pu résister au plaisir de le reproduire ici en dépit de sa longueur '. A côté de détails piquants, on y lira que

(i) « Plaise à Monsieur... Conseiller du Roy au Chastelet de Paris, avoir pour recommandé en justice le bon droict, à l'audiance. De Pierre Moreau, Me escrivain Juré à Paris, et imprimeur ordinaire du Roy, demandeur. Contre M* Jean Boyer, procureur audit Chastelet deffendeur. Et considérer que ledit Boyer a passé bail à loyer audit Moreau pour six années à unze cens cinquante livres par an, dont les deux premières sont escheuës à Noël dernier. Pendant lesquelles années ledit Moreau a souffert perte de plus de 1200 livres, en ce qu'il n'a pu presque relouer aucuns lieux d'icelle maison, tant à cause des grosses réparations qu'il a souffertes, et des rigoureuses clauses qu'il a artificieusement et par souplesse faict couler dans son bail: quoy que ledit Moreau ayt payé audit Boyer soixante livres de pot-de-vin. Les clauses dudit bail sont qu'il ne pourra louer partie desdits lieux à gens de marteau, cabaretiers, loueurs de chambres garnies, teinturiers ny loueurs de chevaux, de sorte qu'outre lesdites rigoureuses clauses ledit Moreau est mal logé pour la profession estant entre deux abreuvoirs, dans un lieu plain de fanges, d'embarras et de chevaux des poûillaliers, ce qui luy empesche de gagner sa vie, attendu que les enfants ne peuvent venir apprendre l'escriture audit Moreau, sans hazard d'estre blessez. Et que si ledit Moreau estoit obligé d'achever ledit bail, il seroit entièrement ruyné. Et de plus, ce qu'il vous plaira mondit sieur considérer, ce sont les choses extraordinaires qui se rencontrent en cette malheureuse maison, à cause dudit Boyer et de la mauvaise, ambitieuse et avare humeur de sa femme. Qui sont que journellement on crie dans la maison dudit Boyer, qui est dans une mesme cour de celle dudit Moreau : Au meurtre, Au volleur. On me tue, Miséricorde. Où le monde s'amasse, tellement qu'il semble que ce soit au logis dudit Moreau: ce qui luy tourne à scandale, attendu que les passans croyent que ce soit chez ledit Moreau. Une des causes qui luy empesche d'avoir des escolliers et de gagner sa vie. C'est lorsque ledit Boyer, et cette accariastre de femme battent et mal-traittent leurs serviteurs et servantes, de telle sorte qu'il sera remarqué que depuis six mois, de nombre asseuré, ils en ont changé de 38, dont fort peu sont sortis sans ! porter leurs marques pour sallaires. Depuis trois sepmaines une pauvre femme qui a porté durant trois mois de l'eau chez eux, lorsqu'elle demanda 36 sols pour ses salaires, fut battue avec ignominie, scandale et injures, et ne luy voulurent payer qu'un mois, chose pitoyable, qui fit grand bruict, et amassa ses voysins. Lorsque Moreau envoyé quérir les serrurier, vitrier, menuisier, cordonnier ou quelques autres ouvriers, et qu'on leur dit que c'est pour ledit Boyer et sa femme, aucuns n'y veut venir, parce qu'ils ne veulent payer personne, et il n'y a pas un voisin contre lequel ledit Boyer n'ayt eu procès. Et pour dire davantage, l'avarice dudit Boyer et sa femme ont faict mettre un râtelier en l'escurie de la maison, qu'il a louée à Moreau, qui est une infâme eschelle de potence, qui a scandalizé et descrié tellement cette malheureuse maison que personne n'y veut plus venir loger, par ce qu'ils présument que la pluspart de ladite maison n'est bastie que de gibets et potences, choses dont plusieurs personnes ont horreur, et ne veulent loger en icelle maison. Finalement quand ledit Boyer a promis de faire quelques accomodations audit Moreau, sa

l'écrivain typographe tenait une école d'écriture. Je ne sais pas

I s'il obtint gain de cause dans sa demande en résiliation de bail, car ses presses étant restées muettes, à ce qu'il semble, en 1646 et 1647, il est impossible de se rendre compte de l'époque à laquelle

fil changea de domicile : en 1648, il est établi devant l'Horloge du Palais 1 et c'est la dernière étape de cet imprimeur du Roi. On dit qu'il est mort cette année même, ce n'est qu'une supposition qu'il

1 ne faut accepter que sous toutes réserves.

Les impressions de P. Moreau sont plus originales que vraiment

; remarquables ; le texte en est généralement bien ordonné et flatteur à l'œil, mais les titres, trop enjolivés, sont d'une lecture

i difficile. Dans le dernier ouvrage qu'il imprima, le Virgile, on trouve des échantillons de tous les caractères de son invention : il y employa en effet la plus grande bâtarde pour le texte latin, la bâtarde moyenne pour la traduction française, et la petite pour

; les notes marginales ; enfin il se servit de la ronde pour le privilège.

! Morel (Guillaume) [Morelius] Imprimeur et libraire (1 549-1 564).

Imprimeur du roi en lettres grecques (1555-15 64).

[Rue des Sept Voyes], à l'Image Saint-Etienne, vis à vis le

Collège de Reims; sub insigni D. Stephani, ex adverso JEàis ! Remensium(i549-i55o). — [Rue Chartière], auprès du Collège de

Coqueret ; ad Scholas Coqueritias (15 50-1 5 64).

Savant helléniste et typographe habile, Guillaume Morel vit le jour dans la Normandie. Tous les auteurs sont d'accord sur ce point, il n'y a de divergence que sur le lieu précis de sa naissance, qui serait le Tilleul, près de Mortain (Manche), d'après le plus grand nombre. Il importe toutefois de remarquer qu'on a, sans aucune raison sérieuse, forcé l'indication de La Croix du Maine et de La Caille, qui se contentaient de désigner vaguement le Tilleul en Normandie. Or, on lit dans Y Histoire des Martyrs de Jean

femme ne le veut pas: et ledit Boyer n'ozeroit dire mot quand sa femme parle, ■■ comme sçait le voisinage. Pour ces causes, mondit sieur, il vous plaira ordonner que le bail .sera résolu estant entièrement à la ruyne dudit Moreau, ou du moins qu'il lui sera permis de mettre telles personnes, gens de bonne vie qu'il voudra, en demeurant garand des loyers pendant ledit bail, à quoyil conclud.» (Impr. par Moreau avec sa moyenne bâtarde. B. N., Recueil Thoisy 372, f° 44.) (1) L'Enéide de Virgile traduite en vers François. A Paris, Des caractères de P. Moreau, Imprimeur & Graveur du Roy, vis à vis l'Horloge du Palais. 1648. (In-4.)

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Crespin1, généralement bien informé, que Jean Morel, frère de Guillaume, naquit dans le pays d'Auge, au diocèse de Lisieux, et comme il n'y a aucun motif de supposer que les deux frères ne fussent pas de la môme contrée, tout porte à croire que Guillaume est originaire du même diocèse et l'on doit par conséquent le faire naître au Tilleul, ancienne commune du diocèse de Lisieux, qui a été rattachée en 183 1 à celle de Saint-Georges-en-Auge, dans le Calvados. (Cf. Dictionnaire topographique du Calvados.)

La famille de Guillaume Morel n'était pas riche, parait-il, et cependant lui et son frère reçurent d'excellentes leçons et en tirèrent grand profit : dès 1544, Guillaume était à Paris et on le rencontre à cette époque, remplissant les fonctions de correcteur, dans l'imprimerie de Jean Loys ; en 1 549 2, il était établi à son propre compte et il inaugurait la remarquable série d'éditions grecques, qui rendirent son nom célèbre et qui ne le cèdent à aucunes autres pour la beauté de l'impression et pour la correction des textes 3.

Adrien Turnèbe n'avait pas été sans remarquer les brillants débuts du jeune typographe, originaire de la même province que lui ; non seulement il l'encouragea et l'associa à plusieurs de ses privilèges, mais encore, lorsqu'il abandonna l'imprimerie pour se consacrer entièrement au professorat, il ne jugea personne plus digne que lui de le remplacer dans les fonctions d'imprimeur royal pour le grec. C'est évidement à sa sollicitation et grâce à ses démarches que Guillaume Morel fut pourvu de cette charge si honorable, dans les premiers mois de l'année 1555 h. Je n'ai pas retrouvé les lettres royales qui l'en investirent, mais cette présomption

(1) Édition D. Benoit et M. Lelièvre (Toulouse, 1887, in-4) t. II, p. 6o5. — (2) P. Renouard, suivant dans ses Impr. Paris, (p. 274) les errements de La Caille, le fait débuter en 1548; on ne connaît aucun ouvrage de G. Morel portant cette date. — (3) Voy. notamment : A./ De ver-/borvm apvd grae cos anomalorvm avt/alioqui difficilium inuestigatio-/ne thematis commentarius./ Aemepou <^povTi5sç coçpwrEpai/Parisiis/Apud Guil. Morelium, ex adverso aedis/ Remensium. 1 D49. (In-16. 200 p. ch. Au v° d u titre, avertissement de G. « Morelius graecarum literarum studiosis iuuenibus. » B. N., X. 7 1 35 .) — B./Tou Kupov 0£o$opov K&o(îpo^ov/... Cyri Theodori pro-/dromi exvlans amicitia./Conrado Gesnero interprète./ AguT£pai.../Parisiis/Apud Guilielmum Morelium, exaduer- /so aedis Remensiù, sub insigni D. Stephani. (In-4. 27 P- ch. A la dernière: « Parisiisexcudebat Guilielmus Morelius, VIII. Calend. Iunias. 1549.» B.N. Yb. 38 1 .) — (4) Ph. Renouard (Imp. Par., p 274) dit par erreur : 1 55 1 .

résulte d'un document, publiépour la première fois par M. Omont *, dans lequel on voit qu'au mois de juillet de cette année, Adrien Turnèbe remit à G. Morel tout le matériel composant la typographie grecque du roi, sauf les poinçons ; ceux-ci, en effet, se trouvaient déposés alors, non pas à la Chambre des Comptes, comme le dit par mégarde réminent auteur dont je viens de citer le nom, mais dans la Bibliothèque du Roi à Fontainebleau.

Je ne m'arrêterai pas à faire la description ni l'éloge des nombreux ouvrages exécutés et édités par Guillaume Morel,, et qui ont le relief, pour la plupart, d'avoir été imprimés avec les caractères grecs du roi ; on en trouvera la liste dans le second volume de l'histoire de quelques typographes parisiens de Maittaire 2 ; je me borne à publier ici divers privilèges accordés par le Parlement à cet imprimeur 3 : ils sont inédits et fournissent l'indication de plusieurs

(1) Inventaire des Grecs du Roi en 1 556, dans Bull, de la Soc.de VHist. de Paris et de Vile de France, a. 1881, pp. ii3-ii5. — (2) Historia Typographorum Aliquot Parisiensium... T. II, pp. 42-50, Catalogus librorum qui ex Gulielmi Morelii Officinâ prodierunt (1 549-1564, 123 ouvrages). — (3) A./ Du 14 août 1549. « La Court a permis et permect à Guillaume Morel, libraire en l'Université de Paris de faire imprimer les Lettres patentes et Edict sur la réformation des habillemens de soye, publié en ladicte Court cejourdhuy, deffendant à tous autres imprimeurs et libraires de ce ressort d'iceluy édict imprimer et vendre sans l'adveu dudict supliant dedans deux ans, sur peine de confiscation desd. livres et d'amende arbitraire. » (A.N., XIA 1 565, f°348 v\ — B.N., M s, fr. n. a. 8049, P 85g.) — B./ Du 8 janvier i554 (n. s.) « La Court a permis et permect à Guillaume Morel, libraire de ceste ville pouvoir imprimer-et vendre les Lettres de vendition, cession et transport, faicts par le Roy de ses droitz de quart et demy du sel aux Estatz, manans et habitans des pays et provinces subjectzaudict quart et demy, défendant a tous aultres libraires et imprimeurs de ce ressort icelles lettres imprimer ou exposer en vente sans l'adveu et consentement dudict Morel dedans le temps de troys ans sur peine de confiscation des dictes impressions et d'amende arbitraire. » (A. IV-, Xia 1577, f° i52. - B.N., Ms. fr. n. a. 8o52, f » 3 1 1 v°.) - C./ Du 23 mars i5Ô2 (n. s.) « La Court a permis et permect à Guillaume Morel, imprimeur et libraire en cette ville de Paris, imprimer ou faire imprimer et exposer en vente un petit livre intitulé de l'Usage des Images, veu par deux docteurs en la faculté de Théologie en l'Université de Paris, et communiqué au Procureur Général du Roy, qui, sur la requeste par ledict Morel à ceste fin présentée, auroit donné son consentement ; inhibant à tous autres imprimeurs et libraires la vente et impression d'iceluy sans le gré et vouloir dudict Morel sur peine d'amende arbitraire et de confiscation desdicts livres. »(A.N., XIA 1604, f" 390 v°. — B.N., Ms. fr. n. a. 8061, f° 298.) — D./ Du 3o juin i5Ô2. « La Court a permis et permect à Guillaume Morel. imprimeur du Roy, imprimer l'arrest cejourdhuy par elle donné et publyé par ceste ville et fortzbourgs pour les causes contenues en icelluy inhibant à tous aultres la vente et impression d'icelluy sans son congé et permission, sur peine d'amende arbitraire. » (A.N.

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