Guerre et Théâtre. Berger-Levraulf, 1919. Cm
bien lui, en effet, qui iui a confié la défense de Paris, l'a fait agréer — avec T appui du président Viviani — comme Gouverneur, le 25 août. Le décret fut signé au Conseil des Ministres du 26, dans le désarroi causé par la marche foudi'oyante des armées boches, qui ne rencontraient plu» aucune résistance.
A une heure de l'après-midi, le général Michel, convO(jUé par son Ministre — c'était la suprême et pénible corvée officielle de Messimy — avait avec lui un entretien orageux : les esprits les mieux disciplinés subissaient eux-mêmes le vertige de ces heures troubles. Le Gouverneur remplacé ne se soumit qu'après la plus vive résistance; le Ministre fut même amené à le menacer, s'il n'obéissait sur-le-champ, de le faire conduire au Cherche-Midi! Viviani, arrivant à deux heures rue Saint-Dominique, intervint dans la conclusion d'un dialogue qui avait, à certains moments, atteint le paroxysme de la violence : le général Michel refusa longtemps de subir une sanction qu'il estimait n'avoir pas encourue, s'étant borné à exécuter des instructions dont la responsabilité ne lui incombait point.
Le nouveau Gouverneur de Paria demeurait Généralissime éventuel; Messimy l'avait, à plusieurs reprises, envoyé d'urgence, on Ta vu plus haut, au G. Q. G. Gallieni n'avait jamais réussi à y faire entendre les avertissements dont il était porteur; et même, la dernière fois, il n'avait pas été reçu : on l'avait traité en a héritier présomptif ».
Il devait écrire, en 1915^, sur son carnet de notes :
— Le 24 août, l-.s télégrammes du généralissime dénoncent le manque d'esprit offensif de nos corps d'armée. La veille, le général Berthelot, aide-major général, avait eu cette phrase caractéristique en parlant des mesures prises le long de notre frontière de la Meuse et en prévision de