‹ Galliéni, 1849-1916Chapitre 17 sur 35 · h. 30. (Ordre général n^ 5).— Galheni prescrit · texte numérisé non relu

h. 30. (Ordre général n^ 5).— Galheni prescrit

a) Paris cessant d'être directement menacé,

toutes les forces de l'Armée de Paris doivent « manœuvrer de manière à conserver le contact avec l'Armée allemande et à la suivre pour se tenir prêtes à combattre »;

b) La 6^ Armée « poussera des reconnaissances de cavalerie dans les directions de Chantilly, Senlis, Nanteuil-le-Haudoin, Meaux et Lizy-sur- Ourcq »;

c) Demain (5 sept.) la 6^ Armée se mettra en mouvement dans la direction « de l'Est, en se maintenant sur la rive droite (Nord) de la Marne, de manière à amener son front à hauteur de Meaux et à être prête à attaquer, le 6 au matin, en liaison avec l'Armée anglaise, qui attaquera sur le front Coulommiers-Changis »;

d) La 66 Armée sera renforcée successivement de la 45^ Division (général Drude) et du 6^ Corps d'armée, division par division, au fur et à mesure de ses débarquements;

e) La garde du C. R. restera assurée par sa garnison de défense normale, renforcée du groupe des divisions de réserve Ebener;

/) Un gros de cavalerie allemande ayant été signalé du côté de Beauvais et des patrouilles de ulhans près de Pontoise, il n'est pas impossible que des partis ennemis passent la Seine en aval de Paris et se montrent sur notre front Ouest.

40. — 21 h. 45. — Le G. Q. G. anglais télégraphie au Gouverneur (après sa visite à Melun) pour lui

confirmer que les ordres sont donnés conformément à ses vues : l'Armée anglaise passera, le lendemain (5 sept.) à l'offensive (au lieu de continuer la retraite au sud de la Seine, selon le plan de la veille) et occupera la ligne Ormeaux-Tournon-Ozoir. (Télégramme du colonel Huguet, de 18 h. 30.)

5°. — 22 heures. — (Ordre particulier n» 17) : Gallieni à Maunoury {Le Raincy). — ■ Le G. Q. G. téléphone que — conformément aux derniers accords de l'après-midi — la 6^ Armée, l'Armée anglaise et la 5^ Armée (Franchet-d'Espérey) attaqueront le 6 au matin : la 5® Armée, sur le front Courtacon (10 kil. sud de la Ferté-Gaucher)- Sézanne; l'Armée anglaise, sur le front Coulommiers-Ghangis (11 kil. à l'est de Meaux); la 6^ Armée, au nord de la Marne, dans la direction de Château-Thierry.

— En conséquence, Gallieni ordonne à Maunoury d'orienter, demain, ses colonnes en se mcdntenant sur la rive droite de la Marne, de manière à atteindre environ le méridien de Meaux.

60. — 23 h. 50. — G. Q. G. à G. M. P. — Le G. Q. G. sera transféré, le 5 septembre, à Châtillon-sur-Seine. Il cessera de fonctionner, le même jour, à 18 heures, à Bar-sur- Aube.

IlL Détails. — (Journée du 4 septembre). — Les reconnaissances de cavalerie et d'aviation avaient

quitté le Camp retranché avant le jour. Tous leurs renseignements confirment la nouvelle de la veille : l'ennemi se dirige vers Meaux, Senlis et Creil, incendiés, Nanteuil et Crépy-en- Valois sont évacués. Le IV^ Corps de réserve allemand est en marche vers Lizy et Meaux. Les II®, III®, IV® et IXe Corps actifs ont déjà franchi la Marne et vont passer sur la rive gauche du Petit-Morin.

Le général Gallieni a deux soucis graves : il voudrait déterminer le G. Q. G. à saisir l'occasion de l'offensive qui lui paraît s'offrir sur la Marne et persuader aux Anglais de faire front brusquement contre Von Klùck pendant qu'il l'attaquerait sur l'Ourcq.

Puisque les Allemsaîds avaient l'imprudence de lui présenter leur flanc droit sans avoir couvert leurs derrières, encombrés de convois fort lourds, il allait, contrairement à toutes les règles prescrites par les pontifes militaires de tous les pays, sortir de son camp retranché et se jeter sur la dédaigneuse flanc-garde de l'ennemi.

— Le mopient était venu, a-t-U écrite de prendre une décision... Or, il résultait des documents qui m'avaient été transmis et des événements du 31 août qui déjouaient son plan d'attaque contre l'aile droite ennemie que le général commandant en chef avait opté résolument pour l'ajournement de l'offensive et se préoccupait, avant tout, de se soustraire à la pression des Allemands... Mais, avant d'avoir atteint la ligne de repli assignée, en arrière de la Seine et de l'Yonne, nos colonnes en retraite auraient

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