ACHARNÉS, LES PLUS AVANCÉS DE LA CHAMBRE
ceux qui, moi aussi, m'intéressent le plus : les socialistes. .)
De la lutte du Général ou plutôt de sa méthode avec ceux qui parlent sans ordre, cet incident ne fut qu'un épisode; mais, on le verra, du moins par ses résultats, une sorte de dénouement.
La veille, le Général disait au Président de la République :
« Je me sens réellement humilié, en temps de guerre, de paraîtie si souvent à la tribune, alors que ma place est ailleurs ! »
Vers trois heures, il entre vivement dans la salle à manger :
« Vous vous rappelez ce qUe je vous ai dit avanthier : que j'en avais assez! et que, si ça continuait, je leur déclarerais que je partais? Je tiens à ce que vous notiez mon impression de ce jour dans ses véritables raisons :
« J'en avais assez. Pourquoi? Parce qu^iîs me renversent tout mon système de travail, qu'ils me
mettent tout par terre avec ces interpellations dont le nombre va croissant ! Ils tiennent à me faire venir au milieu d'eux. Je suis celui à qui on demande des actes : Cependant, au fond, ils veulent que je leur donne des paroles - — et sur des questions qu'il n'était pas du tout utile de traiter en public ! Comment veulent-ils, en me forçant d'être toujours là-bas, que je puisse diriger cette Maison d'où il me faut penser à tant de choses, entre autres à préparer le ravitaillement de toute la France au cas où, cet été, le blé viendrait à manquer? Non, ce n'est pas du tout sérieux. Cherchez dans les autres pays, chez les étrangers, chez nos ennemis comme chez nos alliés : il n'y a pas un seul mlnistre de