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PEINE D^AVOIR RÉSISTÉ AUX ALLEMANDS

Le ton révolté, la passion anxieuse avec laquelle il dit ces choses me frappèrent. Le Général, avec la certitude de la réflexion de toute une vie, avec

(1) Je souligne ce que sa voix soulignait. Je coupe ainsi qu'il coupait lui-même, familièrement mais dans un ordre instinctif, son récit

une énergie qui n'admettait plus de temporisation, marquait que cette réforme était la plus urgente; qu'elle devait être radicale; qu'elle était le premier article non seulement de la réforme sociale mais DU programme politique. Pour lui, elle valait la peine, à elle seule, d'un coup d'autorité de la part de tout gouvernement qui se respectât.

A peu de jours de là, le 13 août 1915, trois mois avant de prendre le pouvoir, il écrivait à un ami :

« La lutte contre l'alcoolisme est dure, tout aussi dure que Vautre; mais moi je ne lâcherai pas. »

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