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CHAP. 11. — EXPÉRIENCES SUR L^ HOMME SAIN

le premier réophore sur le muscle, le deuxième sur le nerf, ou produira une contraction en enlevant ce deuxième réophore, tandis que cet eSet ne se produira pas en enlevant le premier.

Ces différences seront d*autant plus grandes qu^on aura eu plus de soin à provoquer des oscillations à la sortie du courant.

Si donc, ce qu^en tout cas Texpérience nous démontre, le degré de la contraction dépend de la somme des fibres nerveuses motrices ) frappées par le courant, que cela soit par son oscillation ou son interruption, il pourra paraître indifférent par quelle voie une contraction puisse prendre naissance, qu'elle se produise par Texcitation immédiate du muscle, ou bien par Texcitation médiate, par l'entremise du nerf, en un mot.

Déjà dans mon travail sur a VÉUclrisation méthodique » (p. 18), j*avais fait, en parlant de Texcilation des muscles par des courants induits, une distinction entre Texcitalion intra et extra-musculaire, sans cependant rechercher si la valeur physiologico-thérapeutique de ces deux méthodes était la même. Cette même question se représente de nouveau aujourd'hui dans l'emploi physiologique du courant constant. Je puis y répondre d'une manière absolue par la négative, non-seulement à cause des effets locaux du courant sur Texcilabilité des nerfs, effets observés pour la première fois par Ritler (p. 10), et à cause des conditions d'effets extra-polaires dont j*ai parlé plus haut (p. 95), mais encore aussi à cause de l'influence électrolytique, exercée par le courant sur la substance de la fibre musculaire même. J'éclaircirai cette question plus tard, dans la partie thérapeutique de ce livre.

T" Effets iurla peau. — Selon le degré de force du courant, les électrodes humides produisent aux points de contact avec la peau, une sensation de chaleur, de rougeur et même

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