CHAP. 11. -— EXPÉRIBNCB8 SUR L HOMME SAIN
jetSy le vertige se produit d'une façon pins violente, quand ces courants frappent ou Papophyse mastoïde, ou la nuque jusqu^à la sixième yertèbre cervicale, de sorte qu'ici on pourrait invoquer une excitation passagère du cervelet, dont les lésions, comme chacun le sait, d'après la découverte de Flou* rens, provoquent des mouvements rotatoires.
Quoique ce vertige ne soit que passager, et qu'il ne laisse aucune trace, il est cependant utile, lorsque Ton veut employer des courants sur la tête et sur le cou, de connaître cette circonstance , et les conditions qui la provoquent. Des courants continus, même forts, de vingt à trente éléments, lorsqu'ils suivent le trajet du nerf vague, n^ont en général chez des individus sains ou malades, aucune influence sur les mouvements du cœur. Dans quelques cas cependant, j'ai observé sur des hommes et des femmes débiles, que des courants qui pouvaient intéresser les racines du pneumo-gastrique, produisaient, sans occasionner aux personnes des douleurs ou d'autres incommodités, un ralentissement du pouls de quelques secondes ou minutes, de la pâleur et même de la syncope. J'ai observé ce fait trois à quatre fois sur des individus amaigris, sur lesquels, pour différentes raisons, on faisait passer des courants à travers la partie supérieure du cou ou de la nuque, et toujours quand le courant agissait plus de trente secondes. 11 faut ajouter aussi que ces individus étaient très-pusillanimes ou très-excitables, et qu il pouvait ici très-bien se produire une action psychique concomitante.
Je vis un jour ce fait se produire chez ur employé atteint de la crampe des écrivains ; on ne lui faisait cependant passer par le bras qu'un faible courant de huit éléments. Dans la région du larynx, les courants continus produisent facilement des contractions toniques des muscles de cet organe, et la fermeture de la glotte. Dans le voisinage de l'os hyoïde,
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OD .produit fadlemeot des contractions toniques du pharynx et de tous les muscles animés par l'anse du nerf du gnndiiypogiosee. ËQ général au coutil est difficile d'obtenir des influences isolées sur des nerfs déterminés, même lorsqu'on a préalablement examiné au moyen du courant le trajet de ces nerfs. Je n'ai jamais produit, en faisant passer au cou des courants par le nerf pbrénique, des effets accKsoires, c'est-à-dire une contraction du diaphragme.
Il est utile, ici, de mentionner que chez des indiridus maigres et dont la poitrine est aplatie, comme, par exemple, chez des jeunes, gens et dm filles dont la croissance n'est pas terminée, on peut produire, en faisant passer des courants continue labiles par les muscles de la poitrine, suivant le trajet des nerii et muscles intercostaux, des inspirations plus profondes, pendant lesquelles on remarque Tisiblemenl une plus forte voussure de la partie supérieure du thorax.
Il est hors de doute que, dans ces cas, la faculté de fonctionner des muscles respiratoires est augmentée. Il est digne de remarque, que l'inspiration parait être d'autant plus profonde, si l'un ou les deux électrodes touchent le point sons lequel passe au cou et à la poitrine le nerf pbrénique. Je reviendrai, dans la partie thérapeutique, à ta plus ou moins grande utilité qu'on peut retirer de ces observations dans le traitement de certaines scolioses, ou de certaines maladies du cœur. Je n'ai pas pu découvrir, sur un très-grand nombre de jeunes gens examinés, des effets accessoires physiologiques durables, de courants constants snr l'état généra) ou nir les organes centraux. Après avoir expérimenté plus longtemps sur mes propres bras, et au moyen de forts courants (de vingt k quarante éléments], j'ai presque toujours observé, comme effets accessoires, une plus forte tendance au sommeil.
Ce S(Hnmeil aussi paraissait être plus profond et plus bientaisant. Plus loin, je reviendrai encore une fois sur celle action
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du courant qu*on observe très-fréquemment cbez les malades. Je dois encore parler ici de certains effets consécutifs qui se produisent dans les membres de malades qui sont affectés de paralysie centrale, mais qu'on observe aussi chez des individus sains, comme sûr des malades. Il se produit souvent, plusieurs heures après le traitement, ou quelquefois pendant le sommeil, dans la nuit seulement, dans le domaine des nerfs frappés par le courant, des sensations analogues à celles qui se produisent au moment de Taction du courant même. Cette sensation consécutive se manifeste non-seulement dans la journée pour le goût galvanique, mais encore, parfois, sur les articulations d'une façon si exacte, qu'elle imite le rhythme même des interruptions de courants. Dans des cas rares, on voit même les mouvements se répéter dans certains groupes isolés de muscles. Là donc où ces phénomènes se produisent, on peut être assuré d'avance que le degré d'excitabilité nécessaire aux nerfs ne fera pas défaut.
La sensation de chaleur produite dans les membres par Taclion du courant, se répand parfois sur tout le corps, et comme je Tai quelquefois par hasard observé sur moi-même, si après leur emploi on peut immédiatement se reposer, celte chaleur peut passer à Tétat de transpiration légère.
Pour les expérimentateurs futurs, je dirai que je crois avoir observé ces effets sur moi et sur d'autres, lorsque avec intention j'avais fait passer des courants douloureux, par les nerfs cutanés. Des malades, soumis à l'action répétée de courants, sont venus souvent m'annoacer le retour de transpirations locales, disparues depuis de longues années. J'ai déjà mentionné plus haut (p. 137) l'augmentation de la sécrétion salivaire, quand un courant agit dans le voisinage des glandes de cette région. Jusqu'à présent je ne puis décider, si le courant est également capable d'augmenter la sécrétion des reins.
Remarque finale. — J'avais Tinlenlion de connaître les