ART. 11. — EXPÉRIENCES PRÉLIMIN. MÉTHODOLOGIQUES
effets physiologiques du courant continu constant sur les nerfs et les muscles de rhomme sain, afin de pouvoir établir sur cette étude une nouvelle base préalable pour juger la question de la valeur thérapeutique du courant interrompu et du courant induit. Ni Tétude des expériences d^irritations faites sur la grenouille, ni mes propres recherches sur Thomme sain, ne m'ont procuré de renseignements satisfaisants. Même dans les résultats des expériences d'irritations faites sur la grenouille, Taccord est loin de s'y trouver. Toujours et partout Topinion d*un effet paralysant ou hypôsthénisant du courant constant y prédomine. Cette opinion se fonde :
VSuï le fait constaté par Volta et Ritter, à savoir, qu'un courant constant de très-longue durée, traversant une cuisse de grenouille dans une seule direction, la rend incapable de répondre par une contraction momentanée à la sortie et à l'entrée de ce même courant.
Mais la désignation de cet effet, sous le nom a d'effet paralysant ^ » mériterait qu'on y réfléchisse mûrement; car il ne faut qu'un courant de même force et de même durée, et d'une direction opposée, pour rétablir Tétat antérieur. D'après les expériences de Marianini même, on peut à peine, au moyen de courants allant dans une seule direction, produire sur des animaux vivants cette dépression de l'excitabilité.
On ne peut donc pas, de prime abord, s'attendre à ce que la perte de la faculté de répondre par une contraction momentanée à rentrée et à la sortie d'un courant entraine dans les nerfs de l'organisme intact une véritable paralysie ; d'autant moins, que, d'après les observations de Marianini et de Heidenhain, le courant constant possède même la faculté de rétablir Texcitabilité d'un muscle soumis à de certaines violences.
2*" Sur le Tait découvert par Ëckard, à savoir, qu*une portion d'un nerf moteur embrassée par un courant constant, ne