‹ GalvanothérapieChapitre 22 sur 64 · CHAP. II. — EXPÉRIENCES SUR L'HOMME 8AIN · texte numérisé non relu

CHAP. II. — EXPÉRIENCES SUR L'HOMME 8AIN

n'est pas habituée à chercher ses nouyelles manières de voir.

Outre cela, le présent chapitre est déjà tissé d'une foule d'anachronisnoeSy non-seulement dans les faits particuliers, qui sont empruntés à la thérapeutique, mais plus encore dans sa partie la plus intime, en ce sens, que ce n'est qu'à la suite des observations et des difficultés thérapeutiques, qu'il m*aété donné de pouvoir coordonner tous les points de vue qui ont dû servir à examiner et à expliquer les différents problèmes physiologiques. Ce chapitre n'est donc pas, comme on pourrait le croire, la fin de nos études physiologiques ; mais bien au contraire, tout notre travail doit tendre actuellement à éclairer les questions thérapeutiques avec la lumière physiologique, et de faire rentrer dès lors tous les faits obtenus dans le domaine de l'histoire naturelle.

Pour le moment, nous devons jeter encore un coup d'œil rétrospectif sur les commencements du galvanisme, et sur les premières expériences faites dans le but d'employer le courant galvanique constant dans le traitement des maladies des nerfs et des muscles. Depuis l'impression de mon livre, ont paru deux opuscules qui méritent d'être cités ici.

Un mémoire de Pflueger, « sur la modification de Vexci- <i tahilité du nerf par un courant électrique constant , » mémoire que Dubois-Reymond a communiqué à l'Académie des sciences de Berlin, le 1*'' mars 1859. Pflueger fait tout d'abord ressortir le résultat suivant obtenu sur le nerf scialique de la grenouille.

« La même irritation qui frappe successivement deux points c< différents du nerf^ n*excite pas le muscle d'une manière c( égale ; mais celle qui a lieu sur le point du nerf qui est plus « éloigné du muscle, agit plus fortement. »

Comme on le voit, ce résultat concorde pleinement avec les observations communiquées plus haut (p. 81 , 84 et 114)^ faites sur le nerf médian de l'homme. Nous ne différons

ABT. II. — EXPÉRII!^CES PBÈI.tMIH. HÉTHODOLOGIOLtES. H:t

de l'auteur qut! par la désigoatioD du phénomène. Pflueger attache plus d'importaoce, à ce qu'il parait, à la circoustance que le point d'irritaliou est plus éloigné du muscle, tandis que moi je faisais ressortir le voisinage de l'orgaoe central, preoanl ainsi en considération la manière analogue de se comporter des Gbres sensilives, qui évidemment sont plus excitables dans les troncs que dans leurs branches.

Toutes ces observations n'augmentent-elles pas l'espoir qu'un jour on arrivera à résoudre sur l'homme les questions les plus subtiles del'éleclro-physiologiel

Le reste du travail de Pflueger traite des modifications de l'excitabilité par des chaînes fermées. Je tne réserve de discuter ces résultats dès que le mémoire sera livré à l'impression.

WilbelmWundt(l] traite également dans beaucoup d'endroits de l'efiel du courant constant sur les nerfs et les muscles de la grenouille. Nous reviendrons à chaque occasion qui se présentera sur ce travail.

(I) Doctrine dn mouvement dtsimueles. Bmmwick, 18SS.

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