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THÉRAPEUTIQUES ANTÉRIEURES

ont fait, dans quelques cas pathologiques qui ne sont pas désignés d'une façon très-précise, il y a de longues années déjà, des expériences galvano-thérapeutiques,en employant des appareils inconstants à auges.

Les raisons de cet abandon ne sont pas difficiles à découvrir ; elles consistent :

l"" Dans rinégalité et le manque de précision de la pile de Volta, et dans les grandes difficultés que la composition et l'entretien de cet instrument présentent. Il n'est pas possible à un simple praticien, même en choisissant les cas à traiter avec la plus grande sagacité, ainsi que les méthodes à employer, de pouvoir consigner dans son journal une série d'observations suivies sur un moyen curatif qu*il faut renouveler à grands frais chaque jour, et qui ne peut être appliqué d*une manière uniforme que pendant quelques heures.

2^ La facilité avec laquelle le courant galvanique provoque des sensations subjectives de lumière, de sons et de goût, a dû faire naître de grands espoirs aux premiers expérimentateurs pour son emploi dans le traitement des maladies des organes des sons. Mais quand bien même le courant galvanique produisait de tels effets, ce dont je doute encore pour le moment^ le diagnostic, si imparfait d'alors, devait rendre difficile, sinon même impossible, le choix convenable des états pathologiques à traiter. Bien plus encore, les illusions souvent si trompeuses de la part du malade, ainsi que du médecin^ ont aussi dû concourir à jeter une grande défaveur sur la valeur thérapeutique des courants galvaniques (1).

(1) Le seul rétablissement d'une sensation abolie d*un sens, dont je puisse parler pour le moment, se rapporte à un cas de paralysis o^^'lofuque je communiquerai dans le cours de ce travail. Je l'ai observé sur \m homme de 50 ans, chez lequel l'odorat était complètement aboli depuis 5 ans, et chez lequel ce sens se rétablit, pour ainsi

^ i 64 HISTOIRE DES EXPÉRIENCES

3"" Depuis de longues années, on connaissait comme moyen thérapeutique, pour les paralysies, Temploi de la machine électrique. Comme aucun médecin n* avait encore prouvé, par une série d'expériences et de faits, que le courant galvanique pouvait être employé d*une manière plus certaine à ce même genre d'affections ; que, de plus, il n'existait .presque aucune donnée scientifique sur son emploi, il en résulta que de longtemps encore on préféra Télectricité par frottement au courant galvanique. J'ai déjà montré plus haut (1) qu*on n'était pas même encore parvenu à être parfaitement fixé sur la valeur thérapeutique qu'il fallait accorder pour le traitement des paralysies, soit au courant constant continu, ou bien s'il fallait s'en tenir aux interruptions de courants. Gomment aussi pouvait-on arriver à un exposé clair et net d'un traitement pour les paralysies, à une époque où l'on ignorait encore les propositions de Bell et le mouvement réflexe.

4'' Gomme on employait de préférence à l'électricité de frottement le galvanisme pour les maladies des organes des sens, et qu*on faisait parvenir distinctement des courants à travers les oreilles et les yeux, on a dû fréquemment ob-

dire accidentellement, sous l'influence de courants qui, dans un autre but thérapeutique, avaient été dirigés d'une tempe à l'autre. Il est vrai de dire que Ton guérit souvent des anesthésies de la peau. Peut-être faudrait-il ranger dans la catégorie de ces phénomènes Taugmentation de l'appétit et du goût dont beaucoup de mes malades m'entretiennent ; surtout pour la sensation du goût , dont me parlent ceux chez lesquels je fais passer des courants par la tête ou la nuque. Toujours est-il que , pour le moment, je n'ai à ma disposition aucune observation claire et prt^cise d'une action thérapeutique du courant sur le nerf optique ou sur le nerf auditif; les deux principaux nerfs sur lesquels, au commencement de ce siècle^ on avait prétendu avoir principalement observé ces influences. (Voyez pourtant les remarques à la fin de ce livre.) (t)P. i6i.

TBÉRAPEOTIUUES ANTÉRIELHES. ICS

server des accès de vertige, des syncopes et de l'insomnie. Ces effets étaient eux-mêmes très- inconstants, parce qu'ils étaient souTent obtenus, ou nuls, soit qu'on employât une pile formée d'un plus on moins grand nombre d'ilémmts ip. i61). Ainsi, les médecins électrisateurs qui employaient la machine étaient arrivés non-seulement à prouver l'inulilité, mais encore un certain danger qui résultait de l'emploi du galvanisme (1). Vingt années plus tard on fit une nouvelle tentative pour introduire le galvanisme dans la pratique médicale.

« Dès grandes vertus curatives du galvanisme^ négligé od tort de nos jours, avec quelques renseignements précis « sur mon nouveau remède de l'épilepste constaté par de m. nombreuses observations sur l'homme sain et malade, « pendant une série de plusieurs années, par George Frte- « dricA Most, à Stadthagen. v (Lueneburg, 1823.)

Danslapréracejl'BUteur désigne le go Ivanisme comme étant an des plus grands et des plus efficaces remèdes de la médecine. Son action sar l'organisme vivant est irritante, il donne lien à des secousses vivifiantes ; qu'il irritait -non-seulement le système musculaire et nerveux, mais encore la fibre organique en général; qu'il activait la force de production dans l'bomme, qu'il ranimait la vie déjà assoupie, qu'il plaçait le système nerveux dans un état salutaire, qu'agissant même snr le moral , il pouvait servir à soigner les maladies psychiques.

Les effets vivifiants du galvanisme se traduisaient par Tangraentalion de la chaleur du corps animal, par une

(t) Une remarque d'Augustin me fait supposer qu'à la suite de quelques accès de syncopes qui s'étaient produits dam le traitemen t de certaines malodiefl de l'ouie, > le concilier Heim s s'était rangé du cAlé des ennen^B de la pile.

transpiration légère, et une sorte « ^inflammation lo-^ cale^ » quand le courant employé était faible ; quand Tinflaence de la pile de Volta était plus forte et plus générale, les effets se traduisaient par la fièvre et Vexanthème galvanique (1); à chaque secousse ou courant isolé ^ il se produisait une contraction des muscles par Texcitation des organes des sens, etc., etc....

L*auteur dit qu'il ya créer un journal pour Temploi thérapeutique du galvanisme, et il engage les praticiens à employer de leur côté ce merveilleux agent dans des cas opiniâtres d* hystérie, d'épilepsie, de catalepsie, de chorée, de paralysies de toutes espèces, dans la sciatique, le tic douloureux, le fongus des membres, dans le goitre, les scrofules, la goutte, le rhumatisme, etc., etc....

Ni cette forme dMnvitation, ni les expositions théoriques, à la vérité un peu embrouillées, contenues dans son titre, ni enfin même les observations que cet auteur y rapportait, n*oilt engagé à son époque beaucoup de médecins praticiens, non-^ulement à Timiter, mais encore à avoir une certaine confiance dans l'emploi du galvanisme. Citons une observation de ce livre.

Un voiturier, &gé de 70 ans, est atteint le 5 novembre 1820 d*une attaque d'apoplexie cérébrale. L'hémiplégie de la cuisse va en s*améliorant jusqu'au 27 novembre, de sorte que le malade peut recommencer à marcher ; mais il ne peut encore ni mouvoir le bras, ni parler, il ne peut dire que : Oui et non.

La médication interne fut suspendue et l'on commença un traitement galvanique.

Dans Tespace de trois heures, on donna au malade trois cents

(i) Most est le seul auteur qui fasse mention d'une sorte de fièvre galvanique. Je n'ai rien pu observer de semblable.

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coups -^ G provenaat de 40 couches doubles, pendant qu'il lenail — G dans la main gauche et pendant qu'il touchait allernatiTemenl avec la main paralysée le pôle -]- G au moyen d'un fil conducteur. Most lui administra allerDativemenl sur le boutde la langue deux cents coups — Gdansdesinterralles de vingt à vingt coups, provenant de 40 plaques doubles, pendant que le conducteur du pôle -f- G fut appliqué sur le larjDX du malade.

Le jour suivant, la joie du malade est immodérée, depuis la séance d'hier il a appris à prononcer quarante mots d'une syllabe, et déjà il essaye de mettre de l'ensemble dans ses paroles. Aujourd'hui, il reçoit à travers les membres paralysés quatre cents coups provenant de 50 paires de plaques, et sur l'organe de la voix deux cent cinquante coups provenant de 40 paires de plaques. Le lendemain, l'élat du malade s'améliora à vue d'oeil; la lettre R fut la seule qu'il prononça difficUemeut. Il fiit galvanisé ensuite presque pendant six semaines, d'abord tous les jours, puis tous les trois jours et Snalemeat complètement guéri (I).

Le deuxième cas cité (p. 20], se rapporte à une aphonie complète, datant de sept ans et demi, et heureusement guérie par un traitement galvanique d'une durée de trois mois. Ce ne fut pas Most qui dirigea ce traitement, mats bien le pharmacien Fischer de Uagenberg. Le lroisièmecas(2) traite d'une mélancolie guérie par l'emploi du galvanisme. On n'obtint aucun succès dans trois cas de bégaiement. Par contre, son emploi dans la goutte, et notamment dans les tophuS goutteux, eut d'heureux résultats. Une femme, âgée de 47 ans,

(l}Quoique celte observation ne contienne rien qui ne soit crojable, il est & remarquer que le traitement a eu lieu dans une piîriode de la maladie où la parai jsie était encore lusceptible d'une amélioration spontanée.

atteinte d'un goitre de la grosseur d'une tête d'enfant, vit au bout d'un mois de traitement sa tumeur diminuer de moitié, etc., etc.

La partie la plus curieuse de Touvrage de Most est, sans contredit, le chapitre dans lequel il traite de sa nouvelle méthode de guérir Tépilepsie par le galvanisme, Télectricité et le magnétisme (1). Most affirme (2), qu'il emploie pour guérir répilepsie trois puissants principes qui sont peut-être tous fils d'une même mère.

L'électricité, le galvanisme, le magnétisme métallique et dans des cas rares le magnétisme animal ^ mélangés dans de certaines proportions, sont le remède le plus efficace contre répilepsie !

L'auteur oublie seulement ici de nous indiquer de quelle manière il efiectuait ce mélange électrique; cependant il nous semble résulter d'une exposition ultérieure, ayant trait à la découverte des courants magnéto-électriques d'Œrstedt, qu'il existe chez lui des idées physiques très-confuses plutôt que du charlatanisme. Most, du reste, prétend avoir fait disparaître a déjà » de légères attaques d'épilepsie en appliquant journellement au malade pendant deux à trois heures six cents chocs (3], provenant d'une pile de 70 à 100 doubles couches. Mais le retour des accès s'opère souvent, surtout si Ton termine la cure avant la quatrième ou la sixième semaine !

Il ajoute que l'épilepsie invétérée demande encore remploi des courants galvaniques de dix à vingt minutes^ pendant lesquels on peut dormer au malade de petites secousses électriques provenant d'un électrophorelll

Il est donc inutile d'ajouter que de semblables observations

(3) Ouvrage cité, p. 252.

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el expériences étaient peu faites pour engager les médecins à employer te courant galvanique. Et aujourd'hui il est permis de s'étonner que dès l'invention des chaînes constantes par H. Becquerel, les praticiens n'aient pas repris la question. Leur attention, certes, avait été non-seulement détournée mais captivée, dans les dix années suivantes, par les courants magnético-électriquesdécouverts par CSrstedt.el par les courants électro-magnétiques, découverts par Faraday. Les médecins ont peut-être été conduits, en voyant les e&orls des physiciens pour vouloir démontrer que ces courants divers étaient des modes d'apparitions diSërenls d'un fluide électrique ou de l'électricité, à l'opinion qu'il était en général indifférent par quelle voie et par quels moyens on se procurait l'électricité, pour l'emploi médical, el que l'appareil le plus commode était aussi celui qui était le plus utile. Ainsi, nous avons va par une cilalion de Matteucci plus haut (1), que Hagendie s'était immédiatement servi de l'appareil de rotation deClarke.

Le docteur Neef de Francfort-sur-le-Mein. après l'invenlion de son marteau, se servait pour l'application médicale d'un petit appareil d'induction comme je l'ai appris verbalement par MM. Riess et Magnua. Cet appareil se trouve conservé dans le cahinet des collections d'instruments de Berlin (2).

Celte invention de Neef passa inaperçue en Allemague, tandis que ce fut M. Rognelta qui t'importa à Paris. Au contraire, les appareils à rotation magnéto-électriques se soutinrent longtemps en Allemagne, et l'on peut cller l'ouvrage non

(2) Je n'Hi paa réussi à me procurer un travail thérapeutique de Neef ïur ce poiDt. Les médecins de Francfort tiouveront peut-être une occouou de remplir cette lacuue.

terminé de Robert Froriep, comme renfermaot l'expression des résultats obtenus par leur emploi (1).

Il s'en faut de beaucoup que ce travail ait obtenu l'attention qu'il mérite; par contre, tous les appareils à induction électro-magnétiques automatiques, tant vantés par M. Duchenne (de Boulogne], se sont acquis non-seulement droit de domicile en France, mais encore en Allemagne, principalement depuis que (l'appareil à traîneau) indiqué par Dubois- Reymond, au moyen duquel on peut graduer à volonté le courant en a tant facilité l'emploi. D'après Duchenne, cet appareil à traîneau avait été déjà inventé par Rognetta et exécuté par les frères Breton, en 1840 (2).

Dans ces essais empiriques on n'avait expressément en vue que la commodité, c'est-à-dire, qu'on cherchait à produire de la manière la plus facile <c Vélectricité. i» Les différents ouvrages publiés à cette époque ne renferment aucune notion des actions physiologiques ou thérapeutiques du courant. On ne se livre à aucune élude comparée des différences thérapeutiques ou physiologiques qui peuvent résulter de l'emploi de courants électriques obtenus par des voies physiques différentes.

Cependant V emploi de r électricité localisée à la partie malade, telle que Froriep et Duchenne l'ont appliquée^ présente un contraste important et digne de remarque avec les essais faits dans le siècle dernier avec les courants obtenus par frottement, et dans le commencement du nôtre avec les courants galvaniques.

(1) BeobacfUungm Uber die Heilwirkung der Electricitàt bei Anwendung des magneto-elektrischen Apparaies. Erstes heft. Die rheumatische Schwiele.VfeitndLT, 1843.

(2) Duchenne (de Boulogne)^ De Vélednsation localisée et de son application à la physiologie^ à la paihologie et à la thérapeutique. Paris, 1855, p. 231.

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Car, l'application de rélectrisation localisée aux points malades, produit par les chocs d'inductions se succédant rapidement dans les affections des nerfs sensitifs une sensation dans ces mêmes nerfs, et dans la faiblesse ou famaigrissement des muscles elle produit la contraction de ces organes. Il est carieux de Yoir que la proposition suivante émise par Dachmme ait été approuvée et imitée par tous les médecins électrisalears. A savoir : que dans les maladies des muscles, soit paralysie, atrophie ou spasme; ces organes doivent être amenés à se contracter isolément, sans intéresser en quoi que que ce soit les nerfs.

Celte proposition n'était évidemment que l'expression de Texpérience confirmée par beaucoup d'essais infructueux. En efifet, si le courant induit était efficace dans les maladies citées plus hant, ce qui n'a lieu que dans les cas les plus rares, il ne l'était qu'à la condition que son action se restreindrait aux muscles. Cette proposition n'était soutenable qu*en supposant ce qui de prime abord parait déjà si invraisemblable qu'il était en général possible de faire agir des courants électriques sur des muscles, sans intéresser les nerfs.

En présence d'une semblable proposition, Ducbenne et ses adhérents renoncent à toute prétention d'agir efficacement au moyen du courant induit sur des paralysies, des atrophies ou des spasmes, dont la cause ne réside pas exclusivement dans les muscles, mais bien dans les nerfs et les organes centraux. On a à peine examiné les différentes modifications qu'un cou- ' rant induit produisait dans un muscle, et à quelle cause il fallait rapporter Finsuccès, quand on n'atteignait pas le but qu'on s'était proposé. Duchenne semble même croire que la rigidité électrique ou contractive, sur laquelle je reviendrai plus tard, produite dans les muscles par le courant induit, est identique avec le tonus de ces mêmes muscles I Ce praticien et ses adhérents n'ont pas mieux compris les effets que le cou-

rant induit provoquait sur les nerfs sensitifs, quand on l'apnlJauait sur ces nerfs, au moyen de pinceaux métalliques. Ducbenne désigne successivement Thyperesthésie et l'anesthésie de la peau, l'hyperesthésie hystérique, le rhumatisme musculaire, la paralysie rhumatismale de Tépaule, la contracture ell*aribrtlgie rhumatismale, comme des <i troubles de lasensMiitèy » cl comme des états pathologiques dans lesquels le pinceau métallique fait passer avec avantage dans le corps humain le courant induit (1). Par conséquent toute la méllKide de Duchenne semble résider dans ce qu'il faut, lors de troubles existants dans le domaine des nerfs sensitifs, exciter ces nerfs par le pinceau métallique, et, quand ces troubles se montrent dans les muscles, faire contracter ces derniers, au moyen d*éponges humides. On ne s*est nulle part rendu compte que d'autres tissus, œuvre de l'économie, peuvent être intéressés dans ces maladies, et qu'ainsi le courant électrique présente des actions très-complexes sur les différents tissus qu*il parcourt, autres que les nerfs et les muscles. Jamais aucune espèce d*électro-thérapie ne fut si dénuée d'idées, et n'a ouvert dans la médecine pratique une si large voie à la routine.

Pendant mon séjour à Paris, en 1852, j'ai vu par moimême opérer Duchenne (de Boulogne), et faire contracter, au moyen de son appareil d'induction, les grands muscles du corps de l'homme sain. Je ne saurais nier qu alors ces fortes contractions me surprirent, car nos électrisateurs de Berlin, en employant des appareils de rotation, n'en avaient jamais pu provoquer de semblables; cela dépendait de leurs appareils, qui, produisant des secousses plus rares, ne permettaient pas d*effectuer une action tétanisante aussi forte, quHl était possible en employant les interruptions rapides desappa-

(1) De l'électrisatian localisée^ p. 872 à 912.

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reilsà induction. Croyant de bonne (oi à l'utilité de ces fortes contractions dans le traitement des paralysies, je recommandais à mOD retour de Paris, à la Société de médecine Bcientifiqae de Berlin, d'imiter les procédés de Duchenne. Je possé* dais déjà alors un appareil à traîneau de Dubois-Reymond, qai me servait à des expériences physiologiques sur la contracli(m de la fibre musculaire dont j'ai entretenu le lecteur dans Tintroduction. Plusieurs praticiens, qui avaient vu fonctionner cet appareil dans mon laboratoire, l'employaicol, an lieu de l'appareil de rotation, dans des buts Ihérapeuliques. L'automalie de l'appareil, joint au beau jeu de muscles que son application provoquait, l'avait fait adopter dans la pratique médicale; de plus, l'efGcacité réelle, dans certains cas DOsoIogiqnes, avait peut-être fortifié les praticiens dans l'opinioD que cette manière de produire et d'employer l'étectricité reodail 5 pea près tous les services qu'on pourrait, en général, attendre d'un semblable moyen.

Ce ne fut donc que depuis l'apparition du livre de Duchenne, en 1855, que j'ai eu occasion, comme je l'ai dit plus haut, de soumettre à un examen critique les diCTérents procédésde ce praticien (1). J'ai aussi indiqué (2) de quelle manière prirent naissance nos nombreuses expériences sur l'aclion du courant galvanique sur les muscles et les nerfs de l'homme sain.

Pour compléter ces études préparatoires qui, je crois, familiariseront peu à peu te lecteur avec un sujet si difScile et si complexe, il me reste encore à dire, dans un très-court résumé, comment se sont développées mes propres expériences thérapeutiques.

(Il Veber method. EtektriMnmg, 1 ste und 2 te Auil. I8S5 et ISEiS. (a) P. 2 à 8.

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