DU GOCIAHT C0N8TA1IT
dans k jnollett tendent à disparaître. Un esMi comparé avec les coorants induits produit un résoltak négatif; mais une noQTelle application d'un courant de^50 éléments de DanieU^ que je fais passer immédiatement après eux danS: le ^ed, proToquant par de rares interruptions des contractions momentanéeSy renydent la marche plusiaoile encore. Le 25 noipembre, la malade se déclare satisfaite de si jatnbe et de son pied, et ne se plaint plus que d'une faiblesse dansi la cuisse ; je fais immédiatement disparaître cet état -ed faisant fiasser par de rares interruptions des courants slabttes de -minute en minute par le muscle droit antérieur^ vaste externe, etc. A la suite de cette dernière opération, la malade me quitle*guârie.
.Angusta Alberstadt (n'' 561), ébéni9te , âgé ide trentehuit ans, souffire depuis neuf jours, à la suite d'une grande fatigue, ideifonrmillement, d'engourdissement, de paralysie dans tout le domaine du nerf radial. En serrant le poing, Ja maini se fléchit aussitôt,. et le malade n'est plus capable d'étendre le pmng. 11 ne peut qu'exercer une faible pression en nous donnant la main, et il lui est impossible de pouvoir soulever une chaise. On a employé» mais sans aucun succès, des bains eL .des frictions. Déjà, à la première séance (24 juillet |1B57), soulagement marqué; mais ce n'est qu'à la suite de la deuxième (26 juillet) qu'il peut étendre: sa main^ et, après la troisième, il lui est possSde de soulever une chaise le bras et la iwin étendus. J'ai appris {dus tard,, par un autre patienty que la goérison s'était parfaitement maintenue.
U arrive trèsrfréquemment qu'à la suite d'exeessiCi travaux les ouvriers éprouvent des douleurs et des faiblesses dans les moseles. L'applicaticHi de courants fctabiles, ou mieqx encore des courants labiles, les enlèvent immédiatement. Les don-» knrs parais^nt se rattacher à une région nerveuse ou mus- Cokire déterminée: L'ouvrier ébéniste Mûnchhofe, âgé de riogfc^iénf ans (n* 434), éprouvait depuis quelques jours, à
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la suite d'un fatigant travail, ane douleur et une faiblesse daus les mouyements du bras droit^ dans le deltoïde postélieur* le trapèze et le 4oag supinateur. Des courants stabiles de 30 éléments de Daniell, passant en direction descendante par les muscles sus^nommés pendant deux minutes, guérirent instantanément le malade. — Lebmann, ouvrier en ba* teaux (n"" 357), âgé de 43 ans, chargé d'un travail fatigant à une grue, souffre depuis de longues années de douleurs et de faiblesses dans les deux bras, aux points d'insertions inférieures des deux deltoïdes. Depuis ces derniers temps, les douleurs sont plus vives la nuit, et chaque fois qu'il porte la mtt05À la bouche, il se produit une tension dans l'épaule ditnte ; au toucher, les muscles sont durs et raccourcis. Après la première séance^ comme le malade me le rapporte lui-même joyeusement, cinq jours après, les douleurs ont disparu à un tel point qu'il a pu travailler sans efforts. 11 n'existe plusqu'une faible tension dans les muscles de l'épaule droite, tension que je fais disparaître instantanément. On produit les meilleurs effets du courant en les promenant circulairement autour des prâits douloureux.
Je rapporterai encore un exepple intéressant d'une telle faiblesse provenant de fatigues excessives, quoique les effets catalytiques du courant y prennent une très-faible part.
Edouard Vaucher (n"" 668), voiturier, âgé de 25 ans, se présente le 19 mars 1858 à ma consultation. Santé antérieure parfaite, très^-actif et très-sd[>re. 11 y a quelques années, à la suite d'une fièvre typhoïde qui l'arrêta pendant 6 mois, il perdit beaucoup de sa force, qu'il ne put plus jamais recouvrer; Depuis l'automne 1857, à la suite de fatigues extraordinaires, il éprouve des douleurs dans tout le corps, particulièrement dans les articulations des bras et des jambes ; dès qu'il se fatigue un peu, il faiblit et tremble, surtout il maigrit à vue d'œil ; sa force musculaire a tellement diminué.
qu'anciennement il portait facilement des poids de 3 à 4 quintaux, et aujourd'hui il peut à peine en soulerer un seul. Depuis quelques jours il a dû cesser tout trayail. En soulevant une chaise à bras tendu, il éprouve de la douleur dans les extrémités supérieures et inférieures. Lorsqu'il se déshabille tous les muscles tremblent. Le tremblement est plus soisible au muscle droit antérieur de la cuisse ; il est même tellement fort que Ton voit la rotule s'élever et s'abaisser. La station debout sur un pied est à peine possible. Je commence immédiatement à faire passer par les muscles de la cuisse de« courants labiles ; ils produisent à peine un épaississement des muscles et n-'ont aucune influence sur la force des extrémités. Le jour suivant^ même traitement pour les extrémités supérieures, même résultat n^Uf. Le 21 mars, le malade me répète ses plaintes. Je reprends le traitement des jambes au moyen de courants labiles sans succès visible ; mais après avoir fait passer pendant quelques minutes un courant lalûle de 30 à 40 éléments de DanielU suivant le trajet et sur les côtés de Fépine lombaire et sacrée, le malade peut immédiatement se tenir sur ses jambes sans trembler. — Le 22 mars, il me dit qu'en rentrant f^ez lui il avait senti que ses jambes étaient plus fortes et que les douleurs dans la jambe gauche paraissaient diminuer; mais que, dans les deux bras, il en éprouvait encore de très-violentes, surtout dans la direction des troncs nerveux. Des courants de 30 éléments de Daniell passant par les muscles et les nerfs des deux bras restent sans effet. — Le 23 mars, le malade se plaint de nouveau que la faiblesse générale augmente ; j'avoue qu'en présence de cette persistance des symptômes son état m'inspirait des craintes sérieuses; surtout d'après l'analogie avec certains cas (que je décrirai plus tard) , je croyais voir chez ce malade un commencement d'atrophie générale paralytique progressive. — Le 23 mars, je résolus de faire passer à travers
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de larges réophores et en direction ascendaQle et desceodaDte, le long de toute la colonne vertébrale^ des courants assez douloureux et rougissant la peau, labiles de 40 éléments de Daniell. -r Le ,28 mars, te malade me rapporte que, depuis la dernière séancei il se portç mieia» se sent plus fort et éprouve moins de douleurs d&nsies membres. -^ Le 28 mars, même tr^tement. Amélioration^ progressive, emploi de 50 éléments de D^iniieU* -r^ Le >20 mars, je malade s^ réjouit beaucoup 4e la diminution des douleurs <lans les membres et de raugmentation de ses forces. Je reprends alors le traitement local des membres, et je i commence par les bras/ 11 se produit une rougeur de la peau; les muscles se ffonfleni^ ce qui, auparavant, ne pouvait être produit. — 30 mars. — ^ La force dans les mains a augmenté, comme le prouve l'élévation de la chaise par te bras tendu. Des couinants labileS donnent ai\jourd*bui un farâ gonflement miÂScth iaire. — 3 avril. L'amâioratipo progressOéiLe malade a un pçu travaillé, l'épaississemmf mtisouUaire des bras persiste. Douleurs lexistant encore dans l'épaule gauche. Je soumets tous. les muscles, de l'épaule à unip^itement analogue ; les masses musculaires reparaisseftlt .dI|i(tôMnière marquée, le malade peut reprendra. seSittatluSrjlb^^ vrai qu'il serait difficile de dire ici si la suspen^&ti^ travail i(du 16 au 30 mars) n'a pas une certwieparbàM%uérison. Cependant, dans cet exemple, leaiails parlent 4*eux-mêmes ; ils permettent de croire quel^ dans ce cas, il existait une altération de la substance de la moelle^ pareille à celle qi^on observe quand des nerfo isolés sont souoûsià de violentes fatigues, et que ce n'est qu'après que Ton avait* guéri le trouble central qu'il devenait possible aux courants de manifester leùrà efiEets ordinaires antîparaly tiques et eutrophiques sur les nerfs et les muscles. Cette observation a donô quelque valeur pour démontrer certaines propriétés anliparaly tiques du courant dans
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une acception plus restreinte ; et, quant à ses rapports méthodologiques, nous y retiendrons dans le chapitre où nous traiterons des paralysies centrales. Le lecteur y trouYera aussi des observations diverses qui confirmeront enr partie FexpUcation que je viens de donner , et lui feront voir de quelle ma* nière les phénomènes se rattachant les uns aux autres reor dent vraisemblable que parfois sous le rapport pathologique et thérapeutique, les troncs nerveux se comportent à l'égard de la moelle, comme les branches nerveuses se comportent à l'égard des troncs nerveux (1), c'estrà-dire que les effets favorables du courant sur les nerfs n'apparaissent qu'après que la moelle a été placée dans un état parfaitement convenable de conduction.